‹ Le traitement de la coxalgieChapitre 11 sur 51 · Coxo-tubcrculose. p · texte numérisé non relu

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disant immobilisateur qu'ils appliquent, il ne pourrait être entraîné en aucun sens, ni aucunement influencé par leur traction; et en second lieu que cet appareil « immobilisateur », quelque petit qu'il soit, descendra au moins jusqu'au genou. L'appareil d'Hennequin qui, appliqué sur la cuisse, ferait une traction réelle sur la hanche, ne peut plus être installé; l'extension devra donc être appliquée sur la jambe et le pied, et son effort viendra s'épuiser sur le genou. Le résultat à peu près exclusif d'une traction, ainsi faite, sera d'amener une distension et une laxité des ligaments du genou....

En voulant tout concilier l'on ne fait donc ni une bonne immobilisation ni une bonne extension continue....

Quels peuvent être les avantages de celle méthode dite de l'extension continue à laquelle certains chirurgiens ont cru devoir sacrifier ici l'immobilisation absolue, lorsque l'utilité de l'immobilisation nous a paru s'imposer cependanl d'une manière si évidente et si pressante, et s'impose pour ces chirurgiens eux-mêmes dans le traitement des autres arthrites chroniques? C'est ce que nous allons étudier ici.

Il est intéressant et instructif de rechercher les origines de la méthode.

Les Américains l'ont appliquée les premiers au traitement de la coxalgie. Voulant neutra-

lisor pour les enfants, à qui Ton permettait la marche et la station debout, la fâcheuse influence du poids du tronc sur la hanche malade, ils faisaient, par une disposition spéciale de leur appareil, une traction sur le membre malade afin de le décharger de ce poids qu'on essayait de transporter sur une tige ou une attelle accolée à la jambe et venant toucher le sol.

C'était logique; mais malheureusement, comme nous l'avons déjà dit, les appareils ne réalisaient pas cette décharge d'une manière satisfaisante, et l'on a dû se résigner, pour supprimer effectivement la fâcheuse influence du poids du corps sur la hanche, à mettre les enfants dans la position couchée.

Pour les enfants couchés, l'extension continue ne paraissait plus avoir sa raison d'être. On l'a conservée cependant parce qu'il a été reconnu que si la hanche de cet enfant couché devient douloureuse ou tend à prendre une mauvaise altitude, une traction faite sur le membre inférieur malade aura généralement raison de cette douleur et de cette attitude vicieuse, pourvu que cette dernière soit de date récente. Cette observation est exacte.

Ainsi donc, au début, l'extension continue a été appliquée au traitement de la coxalgie dans le but théorique de neutraliser l'influence du poids du corps sur la hanche chez les enfants

qui marchaient. Et on l'a gardée pour les eoxalgiques mis au repos au lit, en raison de ses avantages cliniques manifestes. Ses partisans ont cherché à expliquer scientifiquement son mode d'action dans ce dernier cas.

La méthode s'appuie donc à l'heure actuelle sur des arguments d'ordre théorique et des arguments d'ordre clinique que nous allons passer successivement en revue :

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