‹ Le traitement de la coxalgieChapitre 26 sur 51 · Voir chapitre xiv · texte numérisé non relu

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de chirurgie (1894) la relation de l'exemple peut-

Fig. 28. — Spécimen des résultais que laisse la résection. Cet enfant est opéré depuis quatre ans. Il est condamné à marcher avec une béquille., à cause du raccourcissement énorme qu'il présente et de la non-fixation du membre au bassin.

Et cependant la résection avait été pratiquée par un maître des plus habiles.

être le plus remarquable de cette régénération

du fémur. Il s'agissait d'un eoxalgique de treize ans à qui j'avais enlevé en même temps

Fi£\ 29. — Autre réséqué. La jambe est assez mal fixée; et l'on peut voir que le raccourcissement est déjà notable. Opéré depuis 14 mois.

qu'un petit segment de l'os iliaque la moitié du fémur, 15 centimètres sur 31, et chez qui s'est

reproduite une colonne osseuse de 1 1 centimètres qui s'est soudée à la moitié saine du fémur et à

Fier. 30. — Le coxalgique à qui j'ai enlevé la moitié du fémur (15 centimètres), chez qui s'est produite une colonne osseuse de 11 centimètres et qui peut faire des marches de 8 à 20 kilomètres.

l'os iliaque, si bien que cet enfant peut actuellement aller du quartier des Gobe lins, qu'il

habite à Paris, jusqu'à Bcllevuc, aller et retour plusieurs fois par semaine, sans la moindre fatigue et avec une minime boiterie (fig. 30).

Mais il s'agit là de succès très exceptionnels et sur lesquels nous ne devons pas compter, même chez les enfants.

Cette régénération ne peut se faire que dans des conditions spéciales; conservation de la presque totalité du périoste, réaction post-opératoire peu violente, conditions qui ne peuvent presque jamais se trouver réunies ici.

Je veux faire remarquer que je n'ai pas- fait entrer en ligne de compte le danger immédiat que fait courir la résection. C'est que j'accorde, en effet, que ce danger entre les mains d'un chirurgien habile et prudent sera presque nul. Ce n'est donc pas parce que la résection est difficile à faire ou périlleuse que je la rejette, mais parce qu'elle donne trop de mécomptes à d'autres points de vue; et je conclurai en disant :

Si la réaction ne supprime pas davantage que les méthodes conservatrices le danger de la généralisation de la tuberculose, ou des récidives locales, elle donne d'autre part, au point de vue orthopédique, des résultats toujours inférieurs à ceux du traitement conservateur et laisse trop souvent de véritables infirmités pour qu'on ne doive pas rechercher tous les moyens de l'éviter.

On peut l'éviter dans tous les cas où l'intérêt vital du malade n'est pas immédiatement en jeu. Or la vie du malade nest en danger que lorsqu'il y a de fièvre accusant la résorption septique. Dans ce cas il faut sacrifier l'intérêt orthopédique ci l'intérêt vital du malade et si tous les autres moyens essayés n'ont pic assurer la chute de la température, recourir à la résection de la hanche.

Il n'est pas à la résection alors de véritable contre-indication; ni l'existence d'une complication viscérale, ni V albuminurie ne doivent arrêter le chirurgien. Citez trois de mes réséqués, j'ai vu l'albuminurie disparaître quelques semaines après l'opération et les malades ont guéri; d'autres chirurgiens ont cité des faits semblables.

On ne doit refuser d'intervenir que si le malade présente déjà des lésions pulmonaires à la troisième période.

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