RÉSULTATS ÉLOIGNÉS
Ces résultats se trouvent exposés dans le chapitre précédent. Je ne veux que les rappeler ici très brièvement. La cicatrisation se fait dans moitié des cas, à peu près, dans le cours de la première année, si la résection n'a été faite qu'après suppuration de la coxalgie.
Parfois, cette cicatrisation de la plaie demande plusieurs années.
Il est quelques malades chez qui la suppura-
tion persiste ou augmente en amenant des accidents généraux, si bien que le bénéfice retiré de la résection est nul.
On est obligé de les réséquer de nouveau ou même parfois de leur faire subir la désarticulation de la cuisse.
Pour moi, je n'ai jamais trouvé l'indication de faire cette désarticulation chez ceux de mes réséqués que j'ai pu suivre.
J'avoue que je ne trouve pas cette opération très logique. Que dirait-on si l'on faisait pour une tumeur blanche du genou la simple désarticulation de la jambe sans toucher au fémur? Il est bien plus rationnel et plus efficace, si le coxalgique réséqué ne guérit pas, de le réséquer à nouveau en taillant dans l'os iliaque et dans le fémur.
L'on peut enlever ainsi, comme chez le malade dont j'ai parlé à la Société de chirurgie, la moitié du fémur et un segment de l'os iliaque. Je lui ai laissé une jambe très utile. D'autres chirurgiens, en lui désarticulant la cuisse, l'auraient condamné pour le reste de ses jours à une infirmité lamentable... à moins qu'il n'eût succombé à l'opération; car cela aurait bien pu arriver, et, pour un enfant qui a guéri de la désarticulation et dont on se hâte de publier l'histoire, combien n'y en a-t-il pas qui ont succombé et dont on ne parle jamais!...
Quant aux résultats orthopédiques de la résection de la hanche, ils sont toujours médiocres, et dans plus de moitié des cas cette opération laisse de lamentables infirmités....