‹ Le traitement de la coxalgieChapitre 6 sur 51 · LE CHOIX DU CLIMAT · texte numérisé non relu

LE CHOIX DU CLIMAT

Reste à examiner la question du climat. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons déjà dit relativement à ce sujet.

Aux parents qui demandent si leur enfant coxalgique guérira dans le cas où il resterait à Paris, on peut répondre : oui, probablement.

Mais la question que je pose est celle-ci : Voulez-vous donner à votre enfant le maximum de chances de guérison?

Si oui, amenez-le dans un endroit où l'air soil aussi pur qu'il est infecté à Paris.

Il est accepté d'une manière générale que l'air est beaucoup plus pur à la campagne que dans les villes, et beaucoup plus pur encore à la montagne et à la mer que dans les campagnes. Cette proposition est tellement évidente qu'elle n'a guère besoin d'être démontrée. J'ai donné dans une communication faite au Congrès de Boulogne1 « sur la valeur du traitement marin contre les tuberculoses », nombre d'observations et des statistiques qui établissent nettement la supériorité du bord de la mer sur la campagne pour le séjour des tuberculeux.

L'air marin possède des qualités physiques spéciales : pureté, densité, humidité; et les grands vents venant du large qui viennent le renouveler incessamment constituent un avantage, même lorsqu'ils sont fatigants. Mais cet air marin possède encore des qualités cliimiqucs précieuses, puisqu'il renferme des substances médicamenteuses sous une forme très-assimilable.

Voici une observation qui vaut la meilleure des démonstrations :

Un de mes coxalgiques, Pierre P..., âgé de douze ans, a un jumeau, Jean, qui l'a toujours

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