CHAPITRE II
Quel est le devenir
de la malformation luxante ?
La guérison spontanée a certainement été constatée plusieurs fois. Slomann en rapporte ? cas en 1924, Venezian, 1 cas, Dyre Diriks en 1925, 30 cas. Franceschetti a fait une étude de ce sujet: la guérison peut parvenir d’une manière précoce et complète, si bien que la marche a souvent commencé et s’est poursuivie d’une manière régulière: les subluxations doivent être plus fréquentes qu’on ne le pense étant donné qu’elles peuvent passer inaperçues et évoluer spontanément vers la guérison. Cette évolution ne se produirait en tout cas, que dans des subluxations (qui sont encore intra-cotyloidiennes, ou tout au moins à cheval sur le bord supérieur du cotyle), dans les luxations suscotyloïdiennes et jamais dans les luxations postérieures. Pour Reviglio, il persisterait toujours quelques imperfections aratomiques. Le mécanisme de la guérison serait le même que celui de la guérison après réduction, c’est-àdire un travail de redressement, de rétraction de la capsule, qui arrive peu à peu à faire glisser la tête en place,
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et aussi d’ossification rapide du toit du cotyle par de petits noyaux développés dans l’épaisseur du sourcil cotyloïdien. Il est difficile de préciser s’il s’agit d’une précoce ossification du noyau épiphysaire supra-cotyloïdien ou si ce sont de petits noyaux autonomes développés dans l’épaisseur du rebord cotyloïdien et stimulés dans leur accroissement par le mouvement et le poids du corps.
L'opinion générale de tous ceux qui ont étudié cette question et qui admettent la possibilité de la guérison spontanée, est que les règles thérapeutiques doivent être maintenues, que l’on ne peut s’abandonner à l’espoir d’une guérison spontanée hypothétique que rien ne permet de prévoir. Au surplus, le traitement ne peut que l’aider et ne l’entravera pas. ; *
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