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que les autres cyanures, n’était le véhicule rêvé pour introduire l’or dans l'organisme. Ici encore, les caractères chimiques que nous avons rappelés tout à l'heure, expliquent peut-être la nullité de leurs actions. Ces sels sont décomposés avant de parvenir au tubercule, sur lequel, ils sont censés renouveler l'expérience de Koch. Et non seulement ils n’arrivent pas au but, mais, en cours de route, ils déclenchent des phénomènes toxiques. !
III. — L'or, sous la forme d’un sel double de sodium, el fixé sur un noyau benzénique.
Fer montra qu'il n’était nullement nécessaire de faire entrer l’or en combinaison avec le radical cyanogène pour obtenir un effet actif, mais que le métal possédait des propriétés destructives ou inhibitrices à des doses infinitésimales, quel que fut son mode de présentation. Et pour éviter les phénomènes toxiques de l’aurocantan, il substitua au radical cyanogène le noyau benzénique. Puis il introduisit ce noyau, muni d’un atome d’or, dans un sel double de sodium. En termes plus précis, il traita la saccharinate de sodium par l’hydrate d’or Au (OH) et il obtint une substance de formule :
CO FH N) A ( S ee ul
qui est le saccharinate d’or ou dérivé aurique de l’orthosulfimide benzoïque.
Un autre sel double est le 4 amino - 2 aurothiophénol - 1 carbonate de sodium, qui est dénommé « kry-
solgan ». C’est une poudre jaune foncée soluble dans l’eau et qui renferme 26,68 % d’or.
On peut rapprocher de ce corps le « Triphal », qui s'obtient également en partant d’un acide organique complexe, et dont l'atome d'or est aussi fixé directement au noyau.
Ce NHY GA cou / GSAU CO? Va CH CH
D'après cette formule, ce corps contient 43,35 % d'or.
On peut en rapprocher encore le « Solganal », sel disodique de l’acide 4 sulfométhylamino - 2 - auromercaptobenzéno - 1 - sulfonique, qui renferme 36,9 % d'or, poudre incolore, très soluble dans l’eau et qui paraît assez stable.
Ainsi, dans ces préparations, l’or est combiné à des acides organiques. Appliquées en clinique, elles ont donné des résultats contradictoires. Si elles n'ont plus les effets nuls des chlorures, ni les effets toxiques des cyanures, leur action est cependant incertaine, très’ variable ; elle paraît surtout favorable dans la tuberculose cutanée (Hurscumrrr). Elle est douteuse dans la bacillose pulmonaire (Scarôper, Korzumi) et FELDT a proposé lui-même de joindre à l’administration du Krysolgan des injections de tuberculine. Enfin, le contrôle expérimental ne semble pas avoir été minutieusement pratiqué. A-t-on versé du Krysolgan dans des cultures ? et du Triphal ? Comme l'écrit Savé, le principe fondamental du traitement des maladies
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infectieuses que formulait Koch est d’essayer in vitro le pouvoir bactéricide de tout produit qu'on introduit en clinique humaine. Et ces sels manquent de cette observation première. FELDT avoue lui-même qu'il ne croit pas à l’action chimiothérapique de son produit. Il ne lui demande qu’un rôle catalytique, stimulant les réactions de défense de l'organisme. Une fois encore, il semblait que l'or, sous cette nouvelle forme, ne répondit pas à toutes les espérances (1).