MALADES AMÉLIORÉS
L'amélioration est très facile ou très difficile à apprécier.
Elle est facile, quand les bacilles disparaissent, quand l’auscultation ne fait plus entendre les grands signes précédents, quand les radiographies comparées montrent un changement très marqué des images. Ces cas objectifs existent. Ils ne sont pas les plus nombreux.
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L'amélioration est difficile à juger, lorsque le syndrome de relèvement est moins complet. Elle est alors purement symptomatique. L'essentiel est de choisir un test. Charles MAYER, après une critique très serrée, finit par adopter uniquement l’abaissement de la température.” Mais il s'adresse à des malades de ville, à une clientèle d'hôpital sur laquelle il faut agir vite, et surtout qui présente une amélioration très fréquente, du simple fait que le tuberculeux cesse à peine son travail. Dans les conditions où furent observés les nôtres, l’erreur est moins à redouter. Nous avons déjà dit qu'ils avaient été sélectionnés parmi des sujets chez qui la cure hygiénique avait épuisé ses effets. Nous pouvons donc énumérer, avec beaucoup plus de certitude, l’action des sels d’or sur les symptômes suivants :
1° Action sur la fièvre. — 35 malades étaient apyrétiques avant le traitement. 365 étaient fébriles, soit que leur température fut nettement anormale, soit qu'ils présentassent une grande instabilité thermique. Les sels d’or supprimèrent complètement la fièvre chez 63 (15,75 %), l'abaissèrent souvent très fortement chez 162 (40,5 %), Ils régularisèrent la température de 22 (5,5 %). En résumé 247 malades sur 365 furent améliorés au point de vue thermique. Soit une proportion globale de 61,75 pour 100. |
Si nous étudions maintenant notre seconde statistique, nous voyons que 44 malades sur 63 avaient de la fièvre avant les injections d’allochrysine. Celles-ci la firent disparaître chez 22, et la diminuèrent chez 24.
C’est sur la fièvre que les sels d’or agissent avec le plus de constance. Leur pouvoir est si net qu’un malade, qui
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