‹ Le traitement de la tuberculose pulmonaire: par les sels d'orChapitre 23 sur 91 · ARE PU · texte numérisé non relu

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ne retira par ailleurs aucun bénéfice du traitement (obs. 351) et dont la température habituelle ne dépassait pas 37°, vit pendant la durée des injections le thermomètre ne pas monter chaque soir au-dessus de 3605.

Il faut noter cependant que les sels d’or n’agissent pas sur toutes les fièvres avec la même efficacité. Ils échouèrent conire les formes hectiques des tuberculoses aiguës ou ies grandes oscillations des malades cachectiques. Ils furent plus heureux contre les fièvres qui variaient entre 38°5 et 39°, comme le montrent deux courbes que nous reproduisons ci-contre (feuilles I et IT). Mais là encore leur action fut très inconstante. Les fièvres de poussée évolutive, fièvres modérées entre 38°5 et 39°, furent abaissées beaucoup plus souvent (feuilles IIT et IV). Enfin, les malades subfébriles, dont la température se maintenait entre 37°5 et 38°, virent presque toujours se produire une notable amélioration thermique (feuilles VetVI).

Cette chute de la température n’est pas une coïncidence. Charles MAYER a calculé que la proportion des améliorations thermiques chez les malades traités par les sels d’or était dix fois supérieure à celle des défervescences spontanées (statistique de l'Hôpital Laënnec). Personnellement, nos observations concernent des sujets dont la température était anormale depuis plusieurs mois, donc rebelle à la cure d'air, à toute autre méthode et, par suite, incapable d’une modification naturelle.

Il ne s’agit pas d’un simple shock. Il ne s’agit pas davantage d’une action comparable à celle d’un antithermique banal. En effet :

4° Les sels d’or ont très souvent abaissé des tempé-

ratures qui étaient restées hautes malgré l’administration prolongée d’antipyrine, de cryogénine, de pyramidon, etc.

2° Les antithermiques symptomatiques ont une action immédiate. En quelques heures, un malade passe d’une température souvent très haute à un chiffre à peu près normal. Or, nous n'avons jamais observé une chute aussi brutale avec les sels d’or. Assez souvent, sans doute, leur influence fut immédiate. Nous entendons par là que la défervescence s’ébaucha dès le soir de la première injection. Mais elle ne fit que s’ébaucher. Le caractère le plus curieux de cette amélioration thermique est qu'elle est progressive. La température descend dixième par dixième, et pour obtenir l’apyrexie intégrale il faut souvent pratiquer # à 5 injections. Un caractère moins fréquent est la régularité de cette descente. Chez le quart environ des malades améliorés, la chute s’est opérée par échelons progressifs correspondant à chaque injection ou, si l’on veut, par grands lysis hebdomadaires. Sur la feuille V nous voyons par exemple la descente s’effectuer par paliers : de 37°6 à 37°4 la première semaine, de 37°4 à 37°2 la seconde, de 37°2 à 37° la troisième. A la quatrième injection, la température se cantonne entre 36°8 et 37°. Enfin ce qui combat encore à ce point de vue l’idée d’une action antithermique banale, c'est que plusieurs fois chez des malades, dont la température était oscillante (courbe VIT), nous avons vu celle-ci continuer quelque temps à dessiner des oscillations. Il est vrai que ces oscillations avaient une amplitude de moins en moins grande, jusqu’au jour où la feuille révélait une apyrexie définitive. En résumé, contrairement

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