‹ Le traitement de la tuberculose pulmonaire: par les sels d'orChapitre 34 sur 91 · II) MALADES INDIFFÉRENTS · texte numérisé non relu

II) MALADES INDIFFÉRENTS

133 malades sont restés indifférents aux sels d’or (3325 %).

Il est presque impossible d'analyser ces résultats négatifs. Les groupes suivants n’ont aucune valeur pathogénique. Nous avons noté simplement quelques coïneidences, dont certaines nous ont paru assez constantes.

1° 48 malades étaient de grands fébriles. Tuberculeux

anciens ou récents, ils présentaient une température oscillante entre 38°5 et 40°. Celle-ci n'était pas devenue haute à l’occasion d’une poussée évolutive, ou du moins les malades avaient des poussées subintrantes, un véritable « était de mal fébrile ». Le plus souvent il s’agissait d’une fièvre élevée, qui durait depuis plusieurs mois chez les tuberculeux anciens, ou qui avait apparu d’emblée chez les tuberculeux récents. Nous avons noté deux pneumonies et quatre broncho-pneumonies caséeuses. Les autres malades présentaient des lésions très étendues : infiltrations bilatérales massives, formes fibrocaséeuses progressives et couvrant plusieurs lobes, ulcérations larges, souvent multiples. Tous étaient de grands évolutifs chez qui les autres méthodes s'étaient montrés pareillement impuissantes. Quand le pneumothorax n'avait pas été empêché par une symphyse, il n'avait donné aucun résultat. À chaque examen successif, on constatait l’inquiétant progrès des symptômes fonctionnels. L'’auscultation révélait le même envahissement progressif et massif. L'état général ne donnait aucune illusion sur les résistances disparues. Enfin l’amaigrissement était de plus en plus marqué. 7 malades moururent du reste pendant la série, sans que le traitement fut responsable de la mort. En résumé, tous avaient une fièvre ondulante, un état cachectique misérable et l’aggravation constatée ne fut que la suite, logique et banale, de leur évolution antérieure. Le type hectique serait-il rebelle aux sels d’or ? Nous ne le pensons pas systématiquement, car nous avons présenté plus haut quelques malades, qui rentraient dans ce cadre, et qui bénéficièrent du traitement. Reconnaissons

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