‹ Le traitement de la tuberculose pulmonaire: par les sels d'orChapitre 42 sur 91 · INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS

Lorsqu'on commença de traiter la tuberculose humaine par la sanocrysine, on convint immédiatement de l’utiliser contre les formes « exsudatives ». Ce fut l’opinion générale, la plate-forme d’où les auteurs partirent dans deux directions opposées. SAcas, Scuozz, HÉNIUS, Za- DEK et SONNENFELD, FRIEDEMANN, KNASWINSKI et DEICHER, CLARKE, MIÈRES et CÉTRANGOLO, PARTEARROYO et TATTER- SALL, ZINN prétendirent que les sels d’or n’agissaient que sur les formes caséeuses, les lésions à prédominance broncho-alvéolaire. De leur côté, KNUD FABER, WüRTZEN, SJORLEV, BURREL, GRUENFELD affirmèrent que le médicament améliorait, avec autant de succès, les formes « productives », les lésions à tendance fibreuse. Il faut s'adresser aux tuberculoses aiguës, disaient les uns. La sanocrysine agira sur les tuberculoses stabilisées, disaient les autres. Au témoignage de BEGTRUP-HANSEN, on ne pouvait, sans danger de mort, traiter les formes initiales. Mais le Professeur Bre publiait les observations prises dans son service de maladies infectieuses. Il avait reçu dans ses salles des tuberculeux envoyés, par erreur, avec le diagnostic de grippe ou de pneumonie. Or, les

sels d’or avaient jugulé ces évolutions débutantes. Ga- RIN, IMBERT et ROUSSET préconisaient les formes fébriles. C'était l’avis de CORDIER, GAILLARD et LEVRAT. Léon BER- NARD, Charles MAYER et VALTIS écrivaient que le thiosulfate était le remède des poussées congestives.

Il y avait donc deux camps, deux écoles. Mais toutes deux s’accordaient sur une dernière notion : le malade devait unir à la jeunesse des années la jeunesse de la maladie. Il fallait éliminer les sujets âgés et les tuberculeux de date ancienne. On prétendait que leurs viscères, usés par d'autres scléroses, leurs reins qui, d’après l’'émouvante parole de CHAUFFARD, étaient les reins de « ceux qui avaient beaucoup vécu et qui avaient beaucoup souffert » avaient perdu leur capacité fonctionnelle et leur pouvoir d'élimination.

Entre les partisans des formes aiguës et les partisans des formes chroniques, nous n’entreprendrons pas de régler le conflit. Leur discussion repose sur des doses fortes, qui ne furent pas les nôtres. Mais nos malades, traités suivant la posologie de M. Dumaresr, peuvent-ils nous dicter quelques lois ? Sur les contre-indications de la méthode, nous conseillent-ils d'adopter les principes de nos prédécesseurs ? Le seul moyen de le savoir était de les examiner tour à tour de six points de vue différents. Nous devions donc dresser les six tableaux suivants :

1° Données fournies par l'âge des malades. — Dans le premier tableau, nous avons groupé nos malades d’après leur âge. Le plus jeune avait quinze ans. Nous ne pouvons donc décider si les enfants supportent mieux le médicament que les adultes, comme Br l’a soutenu, d’après

I. — Statistique d’après l’âge du malade Cas très Cas Cas Cas

AGE améliorés | améliorés | négatifs aggravés Lee

De 15 à 20 ans. 15 39 30 6 86 De 21 à 30 ans... 22 104 72 10 209 De 31 à 40 ans...| 8 41 26 6.+|.."81 De 41 à 62 ans. 4 45 5 — 2% TOTAL... 50 195 29 29 200

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