IV. — INTOLÉRANCE ABSOLUE
Certains malades présenteront, dès les premières injections, des accidents plus nets et surtout polymorphes: gastro-entérite, syndrome intestinal caractérisé par des douleurs, un état subfébrile, de la diarrhée, un empâtement iliaque, etc. Cette intolérance commande l'arrêt immédiat et définitif du traitement.
Il existe une autre intolérance : quelques sujets ne supportent aucun médicament injectable. Un malade de MM. Lumière et GÉLIBERT présenta des accidents locaux après une injection d’allochrysine. Il reçut la même
quantité d’hyposulfite de magnésium: la douleur et l’œdème réapparurent. Il est évident qu’il faut, devant ces « idiosyncrasies » renoncer à l’idée d’un traitement par les sels d’or.
La méthode des petites doses, que nous préconisons à la suite de M. DuMAREST, a modifié sans doute les indications de la chimiothérapie. Au lieu d'attaquer les tuberculoses aiguës et fébriles contre lesquelles nos prédécesseurs le dirigeaient, le médicament combat désormais les infections sournoises, les formes subaiguës ou torpides, les lésions chroniques. Mais si le champ d'action a changé, le triomphe est devenu plus fréquent. Il est moins brillant, mais il coûte moins cher. Les sels d’or luttent contre l'ennemi, sans meurtrir le sujet qu'ils défendent. Plus faibles, ils sont en réalité plus forts.
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