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Le 20 décembre, en fin de traitement, le malade a reçu une dose totale de 5 g 46 d’oide. Le foie n’est plus douloureux ni spontanément, ni à l’ébranlement. Le transit intestinal est normal, la V.S. est à 7/14. Le leucogramme est passé de 11.200 à 8.800 puis à 7.000. Les polys tombent de 86 à 71 puis 65 %. La rectoscopie ne montre qu’une muqueuse très légèrement hyperémiée, le malade n’a plus ni amibes ni kystes dans ses selles. Il nous quitte avec un traitement au Direxiode.
Observation n° 4.
M. V.…, 22 ans, rapatrié normal, d’Indochine, en septembre 1949, après 21 mois de séjour. Il entre à l'hôpital avec le diagnostic suivant : « Amibiase intestinale chronique ».
A l'entrée, le 4 novembre 1949, le malade se plaint de douleurs intestinales accompagnées de nombreuses selles glairo-sanglantes (10 à 12 par jour).
Il se présente à nous dans un état général médiocre, 48 kgs pour 1 m. 64. La peau et les muqueuses sont normalement colorées ; il existe un léger subictère conjonctival. L'appareil digestif nous montre : une langue saburrale, un ventre souple, météorisé, avec une corde colique gauche un peu douloureuse. Le foie est de dimensions normales : il est douloureux à l’ébranlement. La rate n'est ni percutable, ni palpable. L'examen des autres appareils est entièrement négatif.
Son passé pathologique est le suivant :
En octobre 1945, à Saïgon, amibiase intestinale de première atteinte traitée par l’émétine pondérale.
En octobre 1948, au Tonkin, rechute intestinale, ayant reçu le même traitement.
En janvier 1949, deuxième rechute, même traitement.
En juin 1949, troisième rechute, nécessitant encore un nouveau traitement émétinien, qui n’entraîne pas d'amélioration bien marquée. Depuis cette date, persistance du syndrome dysentérique. Le malade est rapatrié en août 1949 ; à l’hôpital de Montolivet il reçoit un traitement par émétine, amibiosine, stovarsol ; guérison clinique. Mais au cours de sa convalescence à La Ciotat, réapparition du syndrome dysentérique.
Les examens de selles montrent la présence d’amibes hématophages ; la rectoscopie décèle la présence d'’ulcérations sur une muqueuse très hyperémiée. Un traitement par le Direxiode améliore très nettement le syndrome clinique.
Le 5 septembre 1949, réapparition du syndrome dysentérique, avec sang dans ies selles, cordes coliques spastiques et douloureuses, et, pour la première fois, importante douleur de la région hépatique, exacerbée par l’ébranlement.
L'hémogramme montre : GR. 5.100.000 GB. 11.600 POLY N. 68
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