‹ Le Traitement de l’Amibiase Hépatique par les iodiques SolublesChapitre 12 sur 24 · MONO · texte numérisé non relu

MONO

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La V. S. est à 7 mms à la lre heure , 40 mms à la 2° heure L'examen des selles confirme la présence d’amibes hématophages.

Nous instituons alors un traitement par :

Iodobenzométhylformine 20 cc.

Direxiode 20 cm.

Pénicilline 1.000.000.

Les phénomènes douloureux s’estompent, tant au point de vue abdominal qu'hépatique, mais leur disparition est incomplète, ce qui nous incite à reprendre le même traitement auquel nous ajoutons 6 g de ganidan par jour pendant 7 jours.

Le 6 janvier 1950, l'examen des selles est négatif ; le foie est absolument indolore spontanément et à l’ébranlement ; le leucogramme est à 7.000, la vitesse de sédimentation est à 5/10. La rectoscopie de contrôle ne montre pas d’ulcérations.

Conclusion. — Hépatite d'accompagnement, chez un vieil amibien, améliorée par une première cure iodée, guérie après une deuxième série.

Observation n° 5.

H.. W.., 30 ans, rapatrié sanitaire d’Indochine, après un séjour de 22 mois, entre dans le service du Professeur BLANC, parce qu'il se plaint de douleurs abdominales sans siège précis, avec sensation de ballonnement abdominal post-prandial (12 mai 1950).

A l'entrée, c’est un sujet maigre (45 kgs). La peau est décolorée ainsi que les muqueuses, la langue est dépapillée. L’examen de l'appareil digestif nous montre une région coecale très douloureuse spontanément et à la palpation ; il existe une corde colique spastique et douloureuse, surtout accentuée au niveau du colon ascendant et de l'angle droit. Le bord inférieur du foie déborde le rebord costal, il est douloureux à l’ébranlement, mais sans point douloureux exquis. La rate n’est pas palpable. Ras par ailleurs.

Il nous raconte l’histoire pathologique suivante

En juin 1949, il a fait un ictère débutant par des douleurs gastriques, et il est hospitalisé trois semaines.

Le 27 décembre 1949, il est pris brutalement de fièvre et de vomissements ; il est évacué d'urgence sur l'hôpital où il est opéré le jour même de l’appendicite. Deux jours après, il fait une amikiase intestinale à forme dysentérique sans confirmation de laboratoire ; il est traité par émétine pondérale + pénicilline + streptomycine ; la guérison clinique est obtenue et se prolonge pendant un mois.

En février 1950, première rechute intestinale avec importante participation hépatique ; il est traité par l’émétine pondérale qui entraîne une diminution des douleurs, mais laisse subsister la diarrhée.

En mars 1950, à Saïgon, deuxième rechute avec même participation hépatique ; il recoit O0 g. 60 d’émétine et 3.000.000 de pénicilline. En mai 1950, à bord du Pasteur, qui le rapatrie, il recoit 0 g. 40 d’émétine. ,

Les examens de laboratoire que nous pratiquons alors, nous montrent une V.S. à 45/68. Une leucocytose à 20.800. Un myélogramme décèle des formes mégaloblastiques, telles qu’on les situe aux confins de la sprue.

LOATRU

Traitement : Nous continuons la série d’émétine commencée à bord, et nous la poussons jusqu’au gramme, nous associons

Pénicilline : 1.000.000 x 8 jours ; Streptomycine : 1 gr. x 7 jours ; Acide follique : 50 mmgs x 16 jours.

Vitamines PP : 0,5 x 16 jours.

BI :0,10 x 16 jours.

Résultats : Le malade se sent transformé ; il n’a plus qu’une selle par jour ; il reprend du poids ; son état général est très amélioré. Mais le foie demeure gros et douloureux ; la V.S. est encore à 17/50.

Nous entreprenons alors un traitement par la conessine ; 0 g 40 par jour x 10 jours ; aucun bénéfice appréciable.

Devant cette persistance de l’état douloureux hépatique, nous instituons un traitement par les iodiques solubles : 0 g 40 de Iodo propanolsulfonate de soude par jour pendant 13 jours. Au 7e jour du traitement, apparaît un épisode diarrhéique rapidement jugulé par pénicilline et ganidan.

Le 11 juillet 1950, le foie n’est plus douloureux, le transit s’est nor( malisé à une selle par jour, sans glaire ni sang. L'état général est bon (prise de poids de 5 kgs depuis l’hospitalisation). La V.S. tombe à 18/38, puis à 3/7. La formule sanguine montre 7.000 G. B.

Conclusion : Amibiase hépatique récidivante, avec hépatalgie persistante malgré deux traitements successifs, émétinien, puis conessinique, ayant normalement guéri par le traitement iodé (Le malade s’est présenté à nous six mois après ce traitement, il n’a eu depuis aucun incident intestinal, ni hépatique).

Observation n° 6:

S... W.., légionnaire de 37 ans ayant trois ans de service, dont 13 mois d’Indochine, d’où il est rapatrié sanitaire le 8 décembre 1950. Il entre à l’hôpital le 2 janvier 1951.

Il se plaint de : Douleurs généralisées de son abdomen ; Douleurs de la région hépatique :

8 selles par jour, liquides avec sang et glaires ; forte asthénie et anorexie.

Il se présente à nous avec un état général médiocre ; il est amaigri, pâle ; sa température est à 380.

L'examen de l'appareil digestif montre un abdomen souple, un peu douloureux à la palpation, gargouillant surtout dans la fosse iliaque droite. On sent une corde colique sigmoïde.

Le foie est un peu augmenté de volume, sensible à l’ébranlement en masse avec, semble-t-il, un léger point douloureux postérieur. La rate est dans ses limites. La langue est saburrale.

Cœur, poumons, système nerveux, R.AsS.

Il nous raconte l’histoire suivante :

En 1950, et depuis, en Indochine, nombreux accès de paludisme dont le dernier remonte au 28 décembre 1950, à Marseille.

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