‹ Le Traitement de l’Amibiase Hépatique par les iodiques SolublesChapitre 16 sur 24 · V.S. 1re heure : 92 mms 2me heure : 124 mms · texte numérisé non relu

V.S. 1re heure : 92 mms 2me heure : 124 mms

Examen de selles : présence d’amiktes hématophages.

Examen radiologique : Il montre une surélévation importante de l'hémicoupole diaphragmatique, un comblement des sinus: costo-diaphragmatique et cardio-phrénique.

Traitement : Iodiques solubles - Dose quotidienne équivalente à 0 gr. 40 d'iode. Dose totale : 6 grs d’iode. Les résultats sont remarquables. Disparition au troisième jour des douleurs hépatiques spontanées et provoquées. Retour de la température à la normale au 7e jour. Au 10m jour, le foie cesse d’être palpable. Le chiffre des globules blancs atteint 7.000 avec 65 % de polynucléose au 10e jour. La V.S.H. revient à la normale. Le malade est conservé en observation pendant 45 jours. Il quitte l'hôpital guéri. Nous avons pu avoir de ses nouvelles : guérison maintenue.

En résumé : Hépatite aiguë au cours d’une amibiase de rechute à forme diarrhéique pure. Excellent résultat thérapeutique.

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Observation n° 9 :

T.. d’origine nord-africaine, âgé de 33 ans, rapatrié d’Indochine il y à un mois après un séjour normal de trois ans. Hospitalisé dans notre service le 23 octobre, avec le diagnostic « Cholécystite aiguë ».

Le sujet est en état général médiocre. La température est à 40°. Le pouls est à 110. le faciès est angoissé «et le teint terreux. Il se plaint de violentes douleurs hypochondrales droites irradiées nettement vers l'épaule.

L'abdomen souple permet la palpation d’une corde colique gauche spastique «et d’un cœcum empâté et gargouillant. L’hypochondre droit est contracté, tendu, la palpation du foie difficile permet cependant d’apprécier une hypertrophie qui prédomine au niveau du lobe droit. L’ébranlement en masse est extrêmement douloureux. Il existe au niveau des 9me et 10me espaces, sur la ligne axillaire antérieure, une douleur exquise sans élargissement des espaces. La constipation est opiniâtre depuis 6 jours. Le reste de l'examen est entièrement négatif.

Le laboratoire nous apprend :

Hémogramme : G.R. 4.600.000 GES 15.300 - avec 74 % de polynucléaires.

La V.S.H. est à : 1re heure : 40 mms.

20e heure + 80 mms.

L'examen radiologique montre une aire de projection hépatique augmentée, une ascension de l’hémicoupole droite, une immobilisation de l’'hémidiaphragme droit.

Le malade signale les antécédents suivants : En juin 1947, première atteinte d’amibiase à forme dysentérique typique. rapidement guérie par le traitement émétinien. En août 1949, amibiase de rechute à forme dysentérique survenue au moment du rapatriement : traitement émétinien continué pendant la traversée. Le syndrome hépatique douloureux qui entraîne l’hospitalisation actuelle a débuté il y a une semaine, très brutalement installé.

Cn institue immédiatement un traitement par les iodiques solubles en perfusion veineuse lente d’une solution représentant 0 gr. 40 d’iode par jour, ce qui représente pour une période de 15 jours : une dose totale de 6 grs d’iode.

Les résultats sont immédiatement remarquables. La température tombe en lysis, l’apyrexie sera complète au 7me jour. Les douleurs spontanées cèdent à partir du 2% jour et l’'ébranlement en masse ne sera plus douloureux à partir du 6me jour. A la fin au traitement, les dimensions du foie sont rigoureusement normales. La leucocytose baisse régulièrement pour atteindre 8.000 au 15e jour. La V.S.H. retourne vers la normale. Le malade quitte l'hôpital à la fin du mois de novembre. Nous le revoyons le 15 décembre, puis le 23 janvier. L'état général est excellent, la guérison est maintenue.

En résumé : Hépatite amibienne aiguë, grave, médicalement guérie par les iodiques solubles.

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Obs. n° 9. Hépatite aiguë, grave, sans participation intestinale.

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Observation n° 10 :

H.. 26 ans, rapatrié sanitaire d'Indochine pour « Lésion traumatique de la colonne vertébrale après un séjour d’un an ». Il entre dans notre service le 10 décembre 1949 avec le diagnostic « Hépatite amibienne probable ».

Le malade est en état général médiocre, pâle, au faciès anxieux, amaigri, température 38°. Il se plaint de couleurs très violentes au niveau de l’hypochondre droit, et de la base pulmonaire droite. L’abdomen est tendu, cependant, dépressible. On note une corde colique spastique à gauche et une région cœcale douloureuse. Le foie déborde le rebord costal de 3 travers de doigt, extrêmement douloureux à l’ébranlement en masse. Il n'existe pas dans la projection cutanée hépatique de points de douleur exquise. La base pulmonaire droite est submate. On y décèle quelques frottements à l’auscultation. Les autres appareils sont indemnes. T. A. : 12-7. Aucun trouble du transit intestinal : une selle moulée par jour.

L'examen radiologique du foie montre une aïre de projection hépatique uniformément dense et considérablement augmentée. Le diaphragme droit surélevé est hypocinétique.

La V.S.H. : lre heure : 80 mms.

Hémogramme : G. R. 4.000.000.

G. R. 8.000 - avec 75 % de polynucléaires.

Dans les selles, ni kystes, ni amibes. Dans la rectoscopie, muqueuse rouge sans ulcération visible.

L'histoire amibienne a commencé en novembre 1947 par une poussée hépatique ‘aiguë cliniquement primitive, traitée et guérie par un traitement émétinien pondéral. En avril 1948, nouvelle poussée hépatique aiguë, traitement émétinien et guérison. La maladie actuelle a débuté brutalement il y a 6 jours, par un violent point de côté de la base droite et une minime élévation thermique.

Le traitement par les iodiques solubles est immédiatement institué : 0 gr. 30 d’iode par jour en perfusion de 500 cc. de sérum physiologique (Iodokenzométhylformine).

Les résultats sont bons et l'élément douloureux spontané et provoqué cède au 3me jour. Il demeure peut-être un point de douleur exquise dans le 9me espace sur la ligne axillaire que la sédation douloureuse générale, permet, par contraste, de situer.

Le volume du foie est sans changement, et la polynucléose oscille entre 6.000 et 12.000. La V.S. demeure inchangée, elle est toujours augmentée. 100/120.

Le 26 décembre (au 14"° jour du traitement), nous pratiquons, sous anesthésie locale, au niveau qu point exquisement douloureux, une ponction qui ramène 250 cc. de pus qui, à la culture, s'avèrera stérile, sans amibes. On injecte dans l’abcès

Pénicilline : 1.000.000 U.

Streptomycine : 1 gr.

Le lendemain de la ponction, toute douleur localisée exquise à com-

plètement disparu. Le 30 décembre, le foie retrouve ses dimensions normales.

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Le 10 janvier : reprise du traitement iodique soluble.

Le 1” février : la guérison paraît totale. Un traitement de l’infestation amibienne est institut par le Carbarsone. Le malade est conservé en observation jusqu'au 6 maïs. Il nous quitte, intégralement guéri, ayant repris 8 kilos.

En résumé : Amibiase hépatique aiguë ; nécrose collectée entièrement guérie par les iodiques solubles et l'élimination par ponction du séquestre.

OUservation n° 11°:

G.., jeune soldat parachutiste, 22 ans, rapatrié normal d’Indochine, après un séjour de 15 mois. Il est hospitalisé le 6 novembre 1949, à son débarquement, avec le diagnostic « Pleurite droite ».

C'est un sujet en état général relativement bien conservé, avec une discrète pigmentation ocre de la face. La température est à 3807. Il se plaint d’une toux pénible avec dyspnée aisément constatable et de vagues douleurs dans la fosse iliaque droite.

La langue est saburrale, dépapillée sur les bords. Le transit intestinal est normal. La palpation abdominale révèle une région cœcale douloureuse et une corde colique spastique à gauche. Le foie, hypertrophié, déborde de deux travers de doigt le rebord costal ; il est très douloureux à l’ébranlement. Un point permanent de douleur siège dans le G6me espace axillaire postérieur. La base droite est mate, les vibrations y sont abolies, la respiration mal entendue. .

T. À. : 13-5 au Vaquez. Pouls à 80.

Aucun autre appareil en souffrance.

Les examens paracliniques nous donnent

A l'examen radiologique, on note une surélévation de l’hémicoupole droite, dont les contours sont irréguliers. La réaction pleurale est assez importante avec comblement du sinus et fin liseré pariétal. Par ailleurs, discret semis de taches confluentes.

Dans l’expectoration, on ne rencontre que des microbes banaux. Dans les selles : amibes à type tetragena et œufs d’ascaris.

Hémogramme : G. B. 16.000 - avec 83 % de polynucléaires G. R. 4500.000.

La V.S. : lre heure : 42 mms. 2meheure : 86 mms.

Le passé du malade est le suivant

Pendant les quinze mois passés en Indochine, aucune manifestation morbide, hors quelques poussées discrètes de diarrhée aisément résolues. Lors du voyage de retour, six jours avant l’arrivée à Marseille, point de côte intense. Température : 398 Un diagnostic de « pneumopathie aiguë » est envisagé. Traitement par sulfamidothérapie. Le tableau clinique est celui d’une amibiase hépatique (nécrose confluente probable) en imminence d'ouverture vers la plèvre ou les bronches.

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