‹ Le traitement des affections du cœur par l'exercice et le mouvementChapitre 15 sur 39 · Potain, La pression artérielle (ouTrage posthume · texte numérisé non relu

Potain, La pression artérielle (ouTrage posthume

^léfense de Torganisme, il y a dépense exagérée de force quand la mise en défense est trop soudaine et quand Timpression qui la provoque vient, en quelque sorte, surprendre l'organe. C'est pourquoi raccoutumance atténue dans une 1res grande mesure la réaction du cœur, au cours des exer- •cices violents. Le cœur reste imperturbable, chez l'homme bien entraîné, au milieu des mêmes exercices qui affolent l'appareil circulatoire d'un sujet qui s'y livre pour la première fois. Le professeur Potain l'a noté sur lui-même en essayant de ramer, à la place du batelier qui lui faisait faire une promenade sur l'eau. Observant son pouls après quelques coups d'aviron, il y constatait au sphygmomanofnètre une augmentation considérable de la tension artérielle, tandis que cette tension artérielle n'avait pas varié chez le batelier*.

Lés battements précipités du cœur provoquent moins l'élévation de la tension artérielle que l'illusion de cette élévation. Ce sont, suivant le mot que j'ai entendu prononcer par Marey, des « coups de bélier 9 qui peuvent bien ébranler la paroi de l'artère; mais qui n'assurent pas à l'ondée sanguine une poussée continue, sufQsamment énergique pour lutter contre la force d'inertie opposée par la masse du sang veineux, dont la vitesse diminue à mesure que les veines se distendent et perdent leur ressort. ,

La pléthore veineuse et le « cœur forcé

Ainsi, malgré la très grande dépense de force supplémentaire qui se fait dans l'appareil circulatoire, il y a ralentissement du cours du sang dans les veines trop remplies, dans les cavités droites du cœur et dans les artères pulmonaires.

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