‹ Le traitement des affections du cœur par l'exercice et le mouvementChapitre 26 sur 39 · Bouchard, loc, cil · texte numérisé non relu

Bouchard, loc, cil

gent les malades à diminuer leur activité physique ; car l'immobilisation favorise, même chez les sujets de nutrition normale, Tauto-intoxication par les déchets de désassimilation. Nous venons de voir, en effet, comment ces déchets ont besoin du concours de l'exercice musculaire, soit pour se détruire sur place, soit pour s'éliminer.

Telle est l'importance de cette sorte de nettoyage^ que fait subir à la machine humaine l'entraînement, employé comme modificateur général de la nutrition. C'est là le plus clair des bénéfices obtenus dans le traitement des affections du cœur par l'exercice, quand l'exercice est appliqué en vue de provoquer la « compensation » d'une lésion cardiaque. Les succès qu'on a obtenus par le traitement d'Œrtel, dont nous allons exposer tout à l'heure la technique, doivent être attribués, sans aucun doute, à la suractivité que donne la marche ascensionnelle aux échanges nutritifs et aux fonctions éliminatrices ; bien plus qu'à l'hypertrophie compensatrice qu'on a coutume d'y rechercher.

Aussi n'est-ce pas dans les véritables maladies du cœur que les effets généraux de l'entraînement produisent leurs plus beaux résultats ; mais dans les troubles fonctionnels de l'appareil circulatoire, qui peuvent simuler des lésions organiques ou qui, fréquemment, les accompagnent et les aggravent. — Nous avons vu qu'il en est ainsi dans l'obésité, dans les diverses formes de l'arthritémie et dans les affections de l'appareil digestif.

L'entraînement par des exercices généraux est la vraie méthode de traitement dans toutes les affections purement fonctionnelles de l'appareil circulatoire.

L'unique objection qu'on pourrait y faire se base exclusivement sur les difficultés de l'application de l'exercice, chez des malades pour lesquels les efforts musculaires exagèrent rapi-

dément la dyspnée. Cette difficulté pratique est en el sérieuse. Elle n'est pas insurmontable, si le médeci s'astreindre à diriger lui-même jour par jour son mal à contrôler minutieusement les eflets de Fentraîneme gressif, — comme il est fait dans la méthode d'Œrtel

F. UGRANGE. il

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