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LES FORCES INTWNSÈQUES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE

reste que ce ralentissement se produisît, pour assurer aux éléments que le sang doit nourrir un contact suffisamment prolongé avec le liquide nourricier. Mais la conséquence de cette disposition est très défavorable au point de vue del'acte mécanique de la circulation. La vitesse du sang qui était, au départ du cœur, de 40 centimètres par seconde, n'est plus, dans les capillaires sanguins, que de 1 millimètre par seconde * — soit 400 fois moins rapide.

C'est avec une allure à ce point ralentie que le sang passe des vaisseaux capillaires dans les veines. 11 ne faut pas oublier qu'à ce moment le liquide n'a fait encore que la moitié de son trajet; puisqu'il doit, pour revenir au cœur, suivre un chemin inverse, mais parallèle à celui qu'il a déjà parcouru, les troncs veineux accompagnant toujours les troncs artériels.

Il semblerait donc qu'arrivé au point le plus rétréci de l'arbre circulatoire, le sang dont la vitesse n'est plus que le 400^ de sa vitesse initiale aurait besoin de recevoir une poussée nouvelle et qu'un appareil de circulation analogue au . moteur central devrait venir aider à sa progression en lui donnant une nouvelle poussée.

Quelle est donc la force inhérente à l'appareil circulatoire qui peut, à ce moment, venir seconder l'effort du cœur?

Est-ce, comme on l'a dit, la contraction des dernières ramifications artérielles dont les parois sont munies de fibres musculaires lisses?

Certains auteurs avaient pendant un temps attribué aux vaisseaux capillaires des propriétés motrices analogues à celles du cœur : les anciens physiologistes avaient même donné à l'ensemble de ces petits canaux le nom de cœur péri-

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