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Mathias Duval, loc, cil

phérique^. Mais les petits vaisseaux sanguins, dont la pro* priété contractile est parfaitement reconnue depuis la découverte des nerfs vaso-moieurs, ne peuvent être considérés comme intervenant activement, à la manière du cœur, pour augmenter la vitesse du cours du sang. La contraction de leurs parois n'aurait pas pour effet de faciliter le passage du sang du système artériel dans le système veineux, mais au contraire de l'entraver; puisque la diminution de leur calibre, déjà si petit, ferait obstacle au passage du sang dans les veines et diminuerait le débit des artères. On a constaté, du reste, par l'observation des faits cliniques, que l'état de vaso-constriction des petites artères, symptôme du début de V artériosclérose, provoque , en augmentant la tension artérielle, une exagération du travail du cœur et l'hypertrophie du ventricule gauche*.

Ce n'est pas en se contractant que les capillaires augmentent la vitesse du sang dans les dernières ramifications de l'arbre circulatoire, mais en se relâchant. L'ensemble des vaso-moteurs ne représente pas, à proprement parler, un «c cœur périphérique », c'est-à-dire un agent moteur dont l'action s'exercerait dans le même sens que celle du cœur central, puisque la « systole » des petits vaisseaux contrarie la systole du cœur. Tout au contraire, les fibres contractiles dont les parois des petites arlérioles sont très abondamment pourvues peuvent être considérées comme les antagonistes dès fibres cardiaques. Leur action fait fonction de frein pour modérer le cours du sang et l'eiirayer au besoin. Quand il y a va«o-con«/nc^ion, c'est-à-dire resserrement ou systole des capillaires, la tension augmente dans le système artériel.

i. Claude Bernard, Leçons du Collège de France, 2. Huchard, Maladies du cœur et de Vaorte,

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