‹ Le traitement des aliénés dans les famillesChapitre 16 sur 57 · Tucker, Lunactj in many lands ; Sydney, 1887, p. 74o · texte numérisé non relu

Tucker, Lunactj in many lands ; Sydney, 1887, p. 74o

2. Margaret Cleaves, The colony of thc insane al Gheel (The journal of mental se. 1891. p. 226).

dénigrement1, et elle conclut : « Nous avons reconnu les avantages de Gheel sans nous faire illusion sur la possibilité d'une imitation de Gheel clans nos départements2 ».

Ce jugement réservé n'était d'ailleurs que la reproduction de l'opinion exprimée par la plupart des spécialistes qui ont visité Gheel. Même en Belgique, l'avis général était que Gheel ne pouvait pas être imité, qu'il fallait des siècles pour créer une institution semblable.

Une. circonstance particulière a permis de mettre cette opinion à l'épreuve.

La colonie de Gheel présentait pour l'administration belge un inconvénient sérieux : elle est située en plein pays flamand ; sauf dans la ville, on ne parle pas le français, et les habitudes autant que la langue diffèrent de celles des habitants du pays wallon, et M. Oudart, inspecteur général des asiles d'aliénés du

1. Notes et documents concernant la législation française et les législations étrangères sur les aliénés (Annexe au rapport de M. Roussel, p. 697, 1884).

2. Rapport fait au nom de la commission chargée d'examiner le projet de loi portant revision de la loi du 30 juin 1838. sur les aliénés, p. 35. 1884.

4G l'assistance des aliénés dans les familles

royaume, constatait lui-même1 qu'il y a peu de sympathie entre les Flamands et les Wallons, de sorte que les aliénés du Hainaut, de Liège, de Namur, du Luxembourg et d'une partie du Brabant se trouvent complètement dépaysés à Gheel. Or, au commencement de 1884, la colonie deGheel renfermait près de cinq cents aliénés Avalions « réellement en exil dans leur propre pays ». Cette circonstance, jointe à l'encombrement des asiles, imposait la création d'une colonie dans le pays wallon. Voici comment M. Oudart axait compris la possibilité de cette fondation :

« 11 ne suffirait pas aujourd'hui de faire appel soit au sentiment religieux, soit au sentiment d'humanité, pour arriver à implanter le système de Gheel clans une localité quelconque. C'est à un autre mobile que l'on doit avoir recours pour réussir.

« 11 faut démontrer aux populations les avantages financiers d'une pareille entreprise, et il est surtout nécessaire de les prémunir contre la crainte que l'on éprouve généralement de se

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