‹ Le traitement des aliénés dans les famillesChapitre 24 sur 57 · LRS ALIÉNÉS DANS LES FAMILLES EN AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

LRS ALIÉNÉS DANS LES FAMILLES EN AMÉRIQUE

décider si dans une communauté comme la nôtre le système d'assistance des aliénés inoffensifs dans les familles n'est pas seulement un procédé économique, — ce qui, bien qu'important en soi-même, est comparativement d'un mince intérêt, — mais plus utile pour les malades eux-mêmes, et plus convenable pour favoriser le rétablissement de leur santé mentale, tout en ne produisant aucun effet nuisible sur les personnes au milieu desquelles ils sont placés. » Ici la question d'économie n'est même plus en discussion, du reste le rapport contient des chiffres qui ne sont pas moins éloquents que ceux de la « barony Parish » de Glascow.

Le rapport du Dr Stedman joint au rapport général sur le « Family System » nous montre qu'à peu d'exceptions près les malades sont convenablement assistés et contents de leur sort.

M. Stedman, entre autres remarques analogues à celles qui ont pu être faites à propos du système belge et du système écossais, notamment dans celles relatives aux inconvénients du placement des jeunes femmes dans les familles, relève le défaut d'instruction spéciale

chez les gardiens qui doivent y suppléer par leur bon sens et leur dévouement *. Il conseille de remettre à chaque nourricier un registre de visite contenant des instructions générales sur les soins à donner aux malades.

Je citerai encore de son rapport le passage suivant : « Le nombre relativement considérable des malades privés paraît mettre en évidence la possibilité d'utiliser largement ce système, dans cette direction, sous le couvert de l'Etat. Le manque de secours spécial et convenable pour les malades de cette classe qui sont capables de payer, mais dont les moyens sont très limités, est bien connu comme un défaut criant de notre état. Un système de famille ne répond-il pas à ce besoin en ce qui concerne les cas chroniques ? Les maisons dans lesquelles beaucoup de malades privés ont reçu asile et soins me paraissent répondre catégoriquement par l'affirmative. Si cette mesure était profitable, une légère contribution pour couvrir les frais d'inspection de ces malades, diminuerait

1. M. Stedman relève que les seuls gardiens qui refusent de partager leurs repas avec les malades, étaient d'anciens infirmiers d'asile.

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