‹ Le traitement des aliénés dans les famillesChapitre 27 sur 57 · W. Harding, Mjn'al Nursing, 1894, p · texte numérisé non relu

W. Harding, Mjn'al Nursing, 1894, p

Boucher. . .

Accoucheuse.

Chaisier . . .

Maréchal. . .

Carriers . . .

Taillandier. .

Sabotiers . .

Blanchisseur. .

Laitiers . . .

Cantonnier. .

Maçons . . .

Jardinier. . .

Chauffeur . .

Perruquier. .

Bûcheron . .

Vigneron. . .

Ce sont naturellement les femmes des nourriciers qui jouent le principal rôle dans l'hospitalisation, d'autant plus que la plupart des assistés sont des femmes. Elles paraissent en général traiter leurs pensionnaires avec douceur et veiller avec soin à la propreté de leur tenue et à leur sécurité. Assez souvent elles mettent une fierté de bon augure à présenter leur malade dans une condition irréprochable.

On n'a guère eu à enregistrer des plaintes de pensionnaires relatives aux nourriciers. Plusieurs pensionnaires ont demandé à changer ; mais le plus souvent on a constaté que ces demandes étaient suggérées par des personnes qui avaient intérêt à les provoquer, ou qu'elles étaient la conséquence de désaccords entre deux pensionnaires assistés sous le même toit.

Du reste, depuis dix-huit mois que les premiers pensionnaires sont arrivés à Dnn, il ne

s'est produit aucun accident, aucun scandale. Dans les premières semaines, les nouveaux venus excitaient la curiosité, et leurs allures quelquefois étranges provoquaient des attroupements ; mais on s'est vite habitué à leur présence : un bon nombre d'habitants de la ville sont bien convaincus qu'il ne s'agit pas le moins du monde de fous, et jugent tout à fait sévèrement ceux qui ont pu les soumettre à la séquestration pendant des années.

Les nourriciers se montrent aussi satisfaits de leurs pensionnaires, et leur satisfaction s'objective par des demandes réitérées d'hôtes nouveaux. Un grand nombre de candidats non encore pourvus offrent des locaux convenables à l'administration, qui pourrait du jour au lendemain trouver plus de cent places bien aménagées. Le chiffre réel des places offertes atteint à peu près trois cents ; et il faut remarquer que la population non agglomérée de la commune de Dun et les communes voisines, qui au début adressaient des demandes, n'en adressent plus maintenant qu'elles sont habituées à ne pas les voir accueillir ; on pourrait doubler et peut-être tripler le nombre des pensionnaires de la colo-

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nie. Mais ce n'est pas seulement de l'adaptation des locaux dont il faut tenir compte. L'éducation des nourriciers n'est pas toujours satisfaisante ; quelques-uns ne s'attachent qu'à augmenter leur gain en trompant le médecin, soit sur l'alimentation, soit sur les vêtements, etc. 11 serait bon d'imiter ce qui se fait en Belgique et en Ecosse, et d'ajouter au carnet de nourricier où l'on inscrit l'état civil des pensionnaires et l'inventaire de leurs effets, une notice relative aux devoirs journaliers des nourriciers, et de reproduire cette notice sur une feuille susceptible d'être affichée ostensiblement dans la maison, comme on le voit en Ecosse. Cette pratique permettrait de rappeler d'une manière précise leurs droits et leurs devoirs à la fois au nourricier et à son pensionnaire.

Du reste, il serait à désirer que l'éducation des nourriciers fût perfectionnée par un enseignement spécial, tel que le fait M. Peeters, à Gheel, depuis plusieurs années. Un semblable enseignement, auquel pourrait prendre part la population aisée de la ville, en répandant les notions générales sur l'hygiène et sur les devoirs fondamentaux du nourricier, pourrait inspirer

le goût de ce mode d'hospitalisation à des personnes d'une condition supérieure à celle clés nourriciers ordinaires, et qui pourraient recevoir des pensionnaires payants, et fonder ainsi une industrie productive et utile comme celle qui réussit à Gheel. La concurrence est l'aiguillon dans toutes les industries : il n'est pas douteux que les pensionnaires des asiles publics et même les maisons privées tireraient un profit de l'hospitalisation familiale pour les malades des classes riches. 11 ne faut donc pas hésiter à l'encourager.

L'hospitalisation et le traitement d'aliénés aisés dans des maisons particulières entraînerait nécessairement l'attention des pouvoirs publics sur un point qui n'a pas. passé inaperçu dans d'autres pays. C'est que l'inspection doit avoir en vue non seulement sur les abus qui peuvent porter atteinte à la liberté individuelle, mais aussi qu'elle doit s'assurer que les conditions matérielles dans lesquelles le pensionnaire vit, sont bien celles que comporte le prix de pension qu'il paie. Les aliénés traités en commun dans d'autres institutions devraient nécessairement profiter de la même mesure. Le

contrôle de l'Etat dans tout ce qui concerne les aliénés, ne peut avoir qu'un but : empêcher l'oppression sous quelque forme que ce soit.

Cette nécessité de la protection s'impose avec une telle urgence que les moyens les plus radicaux ont été proposés pour la réaliser. Comme le soupçon se porte tout naturellement sur les établissements privés, où les intérêts personnels entrent en jeu on a tout simplement proposé de les supprimer. Il n'est guère d'années où on ne tente un effort dans cette direction1. 11 est certain que si tout était pour le mieux dans les asiles publics, la mesure pourrait être réclamée d'urgence. Mais en y regardant de près, on peut se demander si l'Etat, en possession du monopole du traitement des aliénés, serait toujours en mesure de fournir des médecins et des administrateurs qui vaudraient mieux que les quelques produits de son industrie, et si dans ses établissements le contrôle se présenterait avec des garanties suffisantes. îl serait à craindre que les familles en mesure de payer, et qui n'auraient pas la possibilité de faire intervenir

1. J.-W. Corbett, Ought privale lunatic asylum to bc aboliahed? (The Westminster Review, 1894. oct... p. 309).

efficacement des médecins de leur choix, feraient tous leurs efforts pour tourner la loi et réussiraient souvent. En attendant la réalisation cle l'âge d'or pour les aliénés dans les asiles publics, il est sage d'accueillir toutes les mesures de contrôle de nature à perfectionner les éléments de concurrence. Une bonne organisation du patronage familial peut peut-être contribuer à ce perfectionnement i.

IV. —M. Puteaux, dans son rapport, émet le vœu qu'on ne place à Dun que des femmes ayant passé l'âge de la maternité possible ; il craint le séjour des hommes, ce Autant, dit-il, il est aisé de distraire une vieille femme et de tromper ses loisirs en mettant à sa disposition quelques chiffons, autant il est difficile de maintenir tranquille un homme qui vit dans l'oisivité. 11 sera tenté d'aller au cabaret, cle chercher querelle à ses compagnons, de voler, de s'évader... Encore ne seraient-ce que des peccadilles à côté d'un péril bien autrement redoutable. Ce qui survit chez ces dégénérés, ce sont les instincts de bes-

1. Gh. Féré, Les aliénés hors des asiles {Revue des revues, 1895, t. XII, p.'isl).

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tialité. Comment réprimer l'ivresse des sens chez les impulsifs? 11 n'est pas besoin d'insister pour se rendre compte que, en présence de pareils êtres, la vie familiale est pleine de menaces. Gheel nous en fournit des exemples qui doivent être pour nous un sérieux avertissement L ».

Cette accusation contre la moralité à Gheel est injustifiée. M. Peelers, directeur de cette colonie, m'affirme que jamais les aliénés n'ont été accusés de relations illicites, et que les rares grossesses qu'on a observées chez les femmes colloquées pouvaient presque toujours être attribuées à des pensionnaires libres qui n'ont rien à faire avec l'administration de la colonie pour laquelle ils constituent un danger permanent. Ces pensionnaires libres sont des indigents, souvent vagabonds, placés par les municipalités de Bruxelles et d'Anvers. Ce qui est incontestable, c'est que le placement des hommes dans une colonie doit être soumis à un choix.

En ce qui concerne en particulier notre colo-

1. Commission de surveillance des asiles publics de la Seinû, procès-verbal de la séance du jeudi 14 décembre 1893> p. 464.

nie de Dun, rien ne prouve que la présence des hommes qui y restent actuellement constitue un inconvénient. Le seul reproche que j'aie pu obtenir des habitants que j'ai interrogés est relatif à un pensionnaire qui entre quelquefois dans les cafés, où, après avoir imité le canard avec assez de succès, il fait une quête plus ou moins fructueuse, dont il dépense le produit en liqueurs.

Le règlement de police relatif aux aliénés placés dans la commune de Lierneux donne le moyen de prévenir les excès de ce genre, de même que d'autres dangers (feu par les pipes, etc.), en imposant certaines obligations aux habitants.

11 est de première importance pour le succès définitif du système colonial en France, que les deux sexes puissent être admis à profiter de ses avantages. Jusqu'à présent, l'expérience de l'hospitalisation des hommes à Dun n'a pas été suffisante, et elle a été faite dans de mauvaises conditions. Tandis que les femmes désignées par le médecin traitant ont été l'objet d1un nouvel examen approfondi dans le quartier d'observation où on les réunit à Sainte-Anne, les hommes

ont été choisis avec moins de soin ; plusieurs avaient des habitudes alcooliques qui se sont révélées dès leur arrivée ; néanmoins les 8 hommes qui sont actuellement à Dun ne donnent lieu à aucune plainte sérieuse. Il n'est pas douteux qu'en faisant fonctionner avec autant de soin le quartier d'observation des hommes, on obtiendra le même succès qu'avec celui des femmes. La sélection à l'asile et au quartier d'observation est d'ailleurs complétée par une observation de quelques jours à l'infirmerie de la colonie. Si le malade est impropre à l'hospitalisation familiale, le directeur-médecin peut le réintégrer selon les règles ordinaires à l'asile public du Cher, qui reçoit déjà des pensionnaires du département de la Seine : le placement à l'asile du Cher se fait sur une demande de placement volontaire signée du surveillant de la colonie. Cette triple sélection est bien capable de rassurer les plus timorés, surtout si on s'en tient aux termes de l'instruction ministérielle (2 mai 1892), qui recommande de ne placer que des déments incurables et tranquilles. 11 est à remarquer, d'ailleurs, que dans son rapport de 1893, M. Marie ne signale que

LE PATRONAGE FAMILIAL EN FRANCE 11 i

9 réintégrations pour cause d'incompatibilité avec le système ; actuellement, le nombre de réintégrations ne s'élève encore qu'à 13.

V. — La possibilité de recevoir des malades h leur arrivée à la colonie et la nécessité de soigner ceux qui tomberaient malades, pendant leur séjour, entraînait le besoin d'une infirmerie au moins sommaire.

L'infirmerie est constituée par une maison du village qui, avec l'enclos qui en dépend, a été louée au prix de 600 francs. Des aménagements en cours d'exécution permettront d'y loger le directeur-médecin et le ménage d'infirmiers, et d'avoir une vingtaine de lits disponibles pour les arrivants et pour les pensionnaires malades ou à réintégrer dans les asiles. L'infirmerie contient en outre des locaux pour servir de vestiaires, de magasins et une salle de bains. Cette salle de bains est malheureusement insuffisante, non seulement parce qu'elle ne contient qu'une baignoire, mais surtout parce que, en raison de la situation élevée du local, l'eau y fait défaut. La ville de Dun ne possède aucun établissement de bains : il serait à désirer que l'on

Féré. — Aliénés, 8

réussisse à en provoquer la fondation par une subvention ; si on n'y parvient pas, on pourrait, comme M. Marie en a eu la pensée, installer chez un des nourriciers les plus proches de la rivière une installation suffisante pour subvenir aux besoins des colons.

Le personnel administratif est constitué par un directeur-médecin, qui a à sa disposition un ménage d'infirmiers et un commis aux écritures. Le surveillant infirmier a la charge d'aider le médecin dans ses visites ; sa femme tient la lingerie et le vestiaire, veille aux réparations des effets, prépare les repas et surveille les malades de passage à l'infirmerie .

Le médecin visite chaque malade environ tous les huit jours. Dans les conditions actuelles, avec 125 malades, en tenant compte des jours où la tournée est impossible par suite du transfert des malades qui doivent être accompagnés, d'échéances de fin de mois avec réception des nourriciers \enant émarger, etc., il doit voir 15 à 18 malades par tournées quotidiennes. Les malades de la colonie de Gheel, ceux qui sont assistés dans les familles en Ecosse, sont visités aussi toutes les semaines par un médecin ; mais

d'autres fonctionnaires concourent encore à la surveillance ; à Lierneux les visites journalières des gardes de section sont constatées par un timbre daté par le secrétariat de la colonie. En Ecosse, en dehors des visiteurs locaux, les inspecteurs du Bureau central font une visite chaque trimestre. « Il serait à désirer, dit M. Marie dans son dernier rapport, qu'à Dun une commission d'inspection puisse également intervenir pour trancher certaines questions délicates et alléger la responsabilité du médecin. » Cette intervention est d'autant plus nécessaire qu'au moment de l'établissement le médecin de la colonie a dû faire des concessions relatives aux locaux en particulier, sur lesquelles on devra nécessairement revenir. L'article 3 de la proposition de loi de M. Berry i répond à ce besoin. Parmi les moyens capables d'assurer la sincérité des inspections, il faut signaler la publication d'un rapport accessible à tous ceux qui peuvent s'intéresser à la question.

1 . Proposition de loi tendant à autoriser les départements à placer dans les familles les déments sèniles, les idiots, les gâteux (20 décembre 1893).

VI. — Le système procure une économie considérable. D'abord, il supprime les frais de construction d'un asile hospitalier, soit 3.000 francs par aliéné avant tout traitement. Ensuite il réalise un bénéfice important au point de vue du prix des journées : chaque journée de présence en effet revient à l'asile Sainte-Anne à 2fr. 90 ; à celui de Viliejuif, à 2 fr. 40, à Ville- Évrard ; à 2 fr. 25 ; à Vaucluse et à Bicêtre, à 2 fr. 20 ; à la Salpêtrière, à 2 fr. 10 ; tandis qu'à Dun elle n'est que de 1 fr. 91 pour l'exercice 1893-94. On peut prévoir, que lorsque l'effectif de 200 malades sera complet, il s'abaissera à 1 fr. 55. Sur ce prix total, les nourriciers ont touché en moyenne, en 1893, 1 fr. 16, et dans le premier semestre de 1894, 1 fr. 11.

Depuis le début, il a été admis à la colonie 143 malades, en déduisant 13 réintégrations, 6 décès et une sortie. Il reste actuellement 123 malades, dont 8 hommes et 115 femmes. Le budget prévoit la présence de 200 malades pour le nouvel exercice (vote du Conseil général, 25 décembre 1893). Il y aura intérêt à augmenter encore ce nombre, car l'économie sera d'autant plus grande que les frais généraux seront moins

grands relativement à la totalité de la dépense. Or, actuellement, une augmentation des frais généraux s'impose en raison de Tin suffisance du personnel de la direction.

VII. — Le moment est donc venu de se préoccuper de la situation légale de la colonie. Les instructions ministérielles sont d'accord pour prescrire l'envoi exclusif à Dun de déments séniles inoffensifs, et principalement de femmes ayant passé l'âge de la maternité. Mais, en réalité, il est facile de constater qu'il existe, parmi les pensionnaires de la colonnie, un grand nombre d'aliénées âgées qui n'ont rien à faire avec la démence sénile. Il y existe aussi des hommes qui ne sont pas tous non plus des déments séniles.

Les pensionnaires de Dun sont en réalité des aliénés, mais des aliénés sortis légalement des asiles. Grâce â ce certificat de sortie, ils ne sont plus légalement retenus de force par les nourriciers, et leurs biens échappent à l'administration cle la commission de surveillance. C'est un point qui n'a pas manqué d'inquiéter les membres de cette commission, mais sur lequel on ne

peut espérer de satisfaction que par une loi qui fasse rentrer les colonies familiales au nombre des établissements destinés à recevoir des aliénés et d'y maintenir les malades par une collocation légale qui les place sous la surveillance de l'autorité publique. L'expression de collocation est employée en Belgique dans le même sens que séquestration chez nous ; la mesure qu'elle désigne s'applique aussi bien aux aliénés des colonies de Gheel et de Lierneux qu'à ceux des asiles publics ou privés ; elle pourrait s'appliquer aussi aux aliénés traités dans leur propre famille, pour lesquels la protection de la loi est d'autant plus à désirer qu'ils sont les plus exposés aux séquestrations illégales et à d'autres sortes d'abus.

Le rapport de M. Deschamps au Conseil général de la Seine, aussi bien que le rapport de M. Berry à la Chambre, ne vise que les éléments séniles, les idiots et les gâteux ; mais les résultats satisfaisants que montre déjà l'essai de Dun peut nous laisser espérer qu'on pourra donner à tous les aliénés incurables et inoffensifs le bénéfice du système d'assistance que nous préconisons.

La colonie de Dun s'est développée rapidement. Plusieurs départements se sont proposés à lui envoyer des malades : elle en a d'abord reçu 30 de l'asile de l'Eure \

La colonie de Dun comprenait 650 malades au premier janvier 1900. Une première annexe avait été créée en 1894 à Bussy Vizerolles, une deuxième en 1896 à Levet. En 1900 on a installé à Ainay-le-Château une autre annexe actuellement autonome et où l'année suivante on trouvait 123 pensionnaires dont 115 hommes et 8 femmes2.

Au 31 décembre 1903, il y avait à Dun, 908 pensionnaires présents , dont seulement 6 hommes3.

Depuis que la colonie d'Ainay-le-Chàteau (Allier) reçoit principalement des hommes, son chiffre de la population assistée a passé cle 100 à 190 à 162 en 1901, à 354 en 1902, dont seu-

1. Rapport sur le service des aliénés dans le département de la Seine pendant Vannée 1897, p. 381.

2. P. -M. Espinasse, L 'assistance familiale des aliénés, Colonie cl' Ainay-le-Château (Allier). An. 1901.

3. Rapport de M. le Dr Truelle : colonie familiale de Dunsur-Auron [Rapport sur le service des aliénés du département de la Seine pendant Vannée 1903).

118 l'assistance des aliénés dans les familles

lement de 12 femmes1, à 371 au 31 décembre

1903, dont seulement de 13 femmes.

Le placement familial s'était acclimaté chez nous bien avant les aliénés inoffensifs pour les enfants : maintenant vient à son tour celui des vieillards2. C'est surtout vis-à-vis d'eux qu'il importe d'un respect plus évident de la personne des assistés. Les hommes et les femmes peuvent bénéficier des avantages de ce genre d'assistance qui assure un plus avantageux emploi des deniers publics.

En ce qui concerne les assistés qui nous occupent, le sexe n'établit aucune différence d'aptitude à ce genre de placement.

1. Rapport de M. le Dr Lwoff médecin directeur : colonie familiale d'Ainay-le-Château [Rapport sur le service des aliénés du département de la Seine pendant Vannée 1903).

2. H. Bonnet, Note sur les colonies familiales de vieillards organisées par le département de la Seine à Lurcy, Lévy (Allier) et Saint-Florent (Cher), (La Revue Philanthropique,

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