‹ Le traitement des aliénés dans les famillesChapitre 38 sur 57 · F. B. Sanborn. The test of curabilUy, especially of the · texte numérisé non relu

F. B. Sanborn. The test of curabilUy, especially of the

L'isolement en dehors d'un asile est particulièrement applicable aux troubles bystériformes qui sont caractérisés par des altérations affectives, un dégoût pour la discipline et les occupations ordinaires, pour l'alimentation. Ces troubles ordinairement curables lorsqu'ils sont développés sur un terrain nettement hystérique, ne nécessitent nullement la séquestration. On voit souvent un amaigrissement énorme disparaître en quelques jours avec les troubles psychiques qui l'accompagnent, lorsque l'alimentation a pu être imposée grâce au changement de milieu1. Dans toutes les affections hystériques, à forme paralytique, convulsive ou autres, dans l'étiologie desquelles l'imagination joue un rôle si important2, l'isolement pur et simple constitue la clef de voûte de la cure.

Les obsédés bénéficient souvent de l'isolement3 principalement lorsque ce sont des hys-

insane (Proceedings of joint board of trustées of sttate asylums in Michigan, 1898, p. 43).

1. Ch. Féré e* F. Levillain, Apepsie hystérique, etc. (Progrès médical, 1883, p. 127).

2. Ch. Féré, la Médecine d'imagination (Progrès médical, 1884, n° 16, 1886, nos 35, 36, 37).

3. Bellet. Moyens de défense et psychothérapie dans les obsessions, th. de Bordeaux, 1898, 77.

tériquesplus aptes à subir l'influence du milieu; mais pour eux l'isolement ne doit pas être fait dans la solitude, favorable à l'entretien de leurs idées.

A côté des vésanies hysterif ormes, il faut placer la neurasthénie ou épuisement nerveux dans Fétiologie duquel, à côté des traumatismes et des chocs nerveux, le surmenage sous toutes ses formes joue un rôle important. Cet état nerveux, bien décrit par Beard, qui s'accompagne souvent de troubles mentaux, caractérisés principalement par l'indécision, le doute sous toutes ses formes, une grande susceptibilité émotionnelle, est grandement justiciable de l'isolement dans lequel le régime conseillé par Weir Mitchell et Playfair devient surtout efficace1.

« On s'imaginerait à tort, dit Guislain, que la séquestration clans une maison spéciale est rigoureusement exigée pour le traitement de tous les mélancoliques. Au contraire, je ne crains pas de le dire, on voit plus d'une fois l'état des malades s'aggraver malgré la bonne organisation de l'établissement. Il y existe souvent trop

\. Weir Mitchell, Élude méthodique du traitement de la neurasthénie et de quelques formes d'hystérie ; Paris, 1883.

de tumulte, on y rencontre trop d'impressions pénibles... D'ailleurs on ne saurait avoir pour lui des soins de tous les instants que lui prodigueraient dans d'autres circonstances, une épouse, un époux, un enfant, un ami, etc. i »

Les contre -indications du traitement des mélancoliques dans leur famille sont : 1° l'intensité des hallucinations et des impulsions ; 2° le refus des aliments ; 3° les tendances marquées au suicide2.

Le traitement privé convient encore aux hypochondriaques. « Les résultats que j'ai observés du placement des hypocondriaques dans les asiles m'engagent plutôt à plaider contre cette mesure qu'en sa faveur, dit Griesinger3 ».

Il peut être utilisé dans la plupart des formes tristes de l'aliénation4.

i. Guislain, Leçons orales sur lesphrënopathies, 2e éd. 1880. t. II, p. 72.

2. E. C. Seguin, The treatment of mild cases of melqnclwlia ot home (A Séries of américain clinical lectures, t. II, 1870. p. 61).

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