Leuret, Du traitement moral de la folie, 1840, p
2. Bouchet, Du travail appliqué aux aliénés [Ann. Mcd. psych , 1848. t. XII. p. 301.)
travaux agricoles, ne les met à l'abri ni du contact, ni de la discipline commune.
D'ailleurs, le travail manuel des ateliers et des fermes ne convient guère aux malades adonnés à certaines professions spéciales, aux professions libérales, et qui sont confinés dans l'inaction, dans les asiles spéciaux, sous une surveillance plus ou moins bien dirigée, mais qui ne se laisse pas oublier.
Quant au second desideratum formulé par Leuret, la sécurité du sommeil, elle n'est guère assurée dans l'asile. La réunion des agités dans des salles spéciales est loin de constituer un remède suffisant: les malades qui y sont confinés passent souvent une partie de la nuit à troubler le sommeil des autres et pendant le reste ils sont tenus éveillés par leurs voisins. Or le repos, sur lequel Guislain insistait déjà, dont Hilton1 et Weir Mitchell ont montré la nécessité dans toutes les affections, est tout particulièrement indispensable à la guérison des psychoses dont l'étiologie est pour ainsi dire dominée par la fatigue et l'insomnie.