‹ Le traitement des infections staphylococciques. Le protéolChapitre 4 sur 6 · D T TOUPET · texte numérisé non relu

D T TOUPET

Observation n° 23 — Angine phlegmoneuse droite

compliquée d’adénopathie cervicale et d albuminurie. Injection de sérum antistaphylococcique. Résultat en 24 heures.

Le nommé X., âgé de 20 ans, profession garçon de restaurant, entré le mercredi 14 octobre 1903, salle Rayerait n° 9, dans la service du D r Toupet, à la Charité.

Antécédents héréditaires. — Rien d’intéressant.

Antécédents personnels. — Rougeole à 10 ans ; influenza à 18 ans. — Pas d’autres maladies, en particulier pas de scarlatine, pas de fièvre typhoïde. 1

En outre, a toujours été très sujet aux angines ; mais jusqu’alors ont toujours été simples et n’ont jamais été jusqu’à suppuration.

Le jeudi 8 octobre, sans cause appréciable, les amygdales ont commencé à gonfler et à devenir douloureuses ; gêne vive de la déglutition. En même temps, douleurs dans les membres, courbature, un peu de céphalalgie. Les jours suivants, ces derniers symptômes disparaissent ; l’amygdale gauche se met aussi à dégonfler, tandis que celle du côté droit augmente au contraire de volume de plus en plus jusqu’à l’entrée du malâdé, le mercredi 14.

Le jeudi 15 au matin, le malade se présente avec une gêne très marquée de la déglutition, une douleur très pénible de la gorge.

Il y a un peu de tuméfaction de la partie latérale droite du cou, au-dessous de l’angle de la mâchoire. Adénopathie légère.

Le malade ouvre difficilement la bouche. A l’examen de la gorge, on constate que la base de la langue est baignée d’un pus très liquide et jaunâtre. Après avoir détergé la gorge avec un tampon de coton, on constate que l’amygdale du côté droit bombe fortement en dedans, dépassant la ligne médiane et appliquant la luette, infiltrée, grosse et d’une longueur démesurée, contre le pilier gauche. En outre tuméfaction très marquée du pilier antérieur droit.

Le malade a peu de réaction fébrile. La température, de 37°8 le soir de son entrée, est de 37°4 le jeudi matin. Le pouls est à 95. Les urines contiennent un peu d’albumine. Rien du côté des autres appareils. I

\ Traitement. — On fait, le jeudi matin, à 11 heures, une injection de 5cc.desérum antistaphylococciqueDoyen,\amoitié dans chaque fesse, et on fait prendre la température toutes les trois heures, à partir de midi.

Le vendredi matin, 16, le malade se dit beaucoup soulagé. A l’examen, on constate que l’amygdale du côté droit a diminué de plus de moitié ; de plus elle est nettement dégagée, le gonflement et l’empâtement périphérique ont complètement disparu. Dans les urines, il y a encore un peu d’albumine.

Le samedi matin, l’amygdale est encore un peu saillante, la gorge à peine douloureuse. Plus d’albumine.

Lundi matin, plus rien. .. Dr T0UPET

Observation n° 24. — Angine phlegmoneuse.

Injection de sérum antistaphylococcique. Guérison rapide.

Le nommé X., homme de 38 ans. — Service de M. Moutard- Martin (salle Louis).

Entré pour angine. Malade depuis 24 heures : a eu de la fièvre et «ouffre en avalant. Amygdale droite comme une grosse noix, très rouge, dure ; œdème des piliers droits, du voile du palais, de la luette qui est rejetée çontre le pilier gauche. Douleur très vive à l’angle de la mâchoire ; gros ganglion douloureux. Dysphagie intense, salivation. Température : 38°4.

Injection du sérum antistaphylococcique (intrafessière) à il heures du matin. Température prise toutes les heures : midi, 39°; 1 heure, 40°8; 2 heures, 39°5 ; 3 heures, 38°8 ; 4 heures, 37°8 ; 5 heures, 37°6.

A 5 heures du soir, le malade est assis sur son lit, déclare être guéri et désirerait manger un peu. A l’examen, l’œdème a totalement disparu, la luette est dégonflée et remise en place ; l’amygdale est affaissée, encore un peu rouge. Les ganglions ne sont plus douloureux. La dysphagie a disparu.

Le lendemain 37°. Excellent état, plus de douleurs. Alimentation sans dysphagie aucune. — Exeat le surlendemain, 48 heures après . l’injection.

Observation n° 25. — Amygdalite bilatérale.

Le nommé X., homme de 28 ans. — Service de M. Moutard- Martin (salle Louis).

Entré pour amygdalite double : amygdales toutes deux grosses et parsemées de points blancs allongés. Rougeur périphérique. Douleur à la déglutition. Température 38°.

Injection intrafessière de sérum anti-staphylococciquevers midi. Le soir, pas d’amélioration. Température 39°2. Évolution habituelle de l’amygdalite ; guérison en 6 jours. On remarque alors que le malade est porteur d’une hypertrophie chronique des amygdales.

Dans ce cas, il s’agissait d’une injection mixte.

Observation n° 26. — Angine phlegmoneuse bilatérale.

Injection de sérum antistaphylococcique.

La nommée X., femme de 22 ans. — Service de M. Moutard- Martin (salle Andral).

Entre pour angine.— Est sujette à des angines à répétition tous les deux ou trois mois ; un certain nombre se sont accompagnées d’abcès de l’amygdale. Actuellement est malade depuis 10 jours.

On constate une angine phlegmoneuse bilatérale. Les amygdales sont grosses comme des noix, la droite est amollie. Gros ganglions sous-maxillaires douloureux. Dysphagie très accentuée. Légère dysphonie. Température 38°4.

Injection de sérum anti$taphyhococcique (intrafe&siëre). Le soir même A la contre-visite {6 heures) la dysphagie a presque disparu. A l’examen il n'y a plus d’œdème, ni presque de rougeur. L’amygdale droite est redevenue presque normale d'aspect. Les ganglions gauches ne sont plus si douloureux. La malade raconte qu'elle a craché un peu de pus vers 2 heures. La température a atteint son maximum (38°9) A A heures du soir.

Le lendemain, température 38°, État général excellent, la malade veut manger. Plus de dysphagie. Plus de rougeur ; amygdale gauche reste bombée par collection purulente formée.

Le surlendemain 38*>2. On fait ,une ponction au bistouri dans l’amygdale gauche. Issue d’une cuillerée A café de pus. — Exe ai le lendemain . Service du D r MOUTARD-MARTIN.

Mon cher Confrère,

Lorsque je vous ai vu la dernière fois, vous m'avez donné un certain nombre de flacons de sérum &nti s taphylococcique en m priant de vous envoyer quelques observations. Je vous envoie cinq observations où votre sérum a vraiment fait merveille. Je vous serais obligé de me dire où je dois m'adresser pour m'en procurer, car je voudrais bien en avoir toujours A ma disposition. Je pense que je pourrai par la môme occasion avoir du Protéol. Bien A vous.

D r GIGNAC, à Nouzon {Ardennes).

Observation n° 27. — Angine phlegmoneuse.

Traitement par le Sérum antistiiphylQcoccique. Guérison, Po., 26 ans, ouvrier d’usine, a fait à plusieurs reprises, depuis cinq ans, des angines phlegmoneuses toujours terminées par une suppuration abondante. Lell er octobre 1903 je constate une inflammation très violente, de l’amygdalefgauche avec rougeur diffuse du fond de la gorge. Le côté gauche du cou est très enflé et le malade se plaint d’éprouver des douleurs très vives comme il en a toujours éprouvé lors des angines précédentes. Injection de sérum antistaphylococcique. Le 2 octobre, le sieur Po. se dit très soulagé, mais je fais quand même une seconde injection. Le 3 octobre, le malade va bien, n’a pins de fièvre, ne souffre pins, ne présente plus de rougeur de la gorge et|ne sait trop manifester son étonnement de voir son angine terminée aussi rapidement.

D r ..GIGNAC, à Nouzon (Ardennes).

Observation- s?* 28. — Traehéo-broitehite.

Action favorable de Ut S'taphylase.

Un enfant de 2 ans, atteint de trachéo-branchite simple, a été très amélioré en deux jours de traitement par la sta.phyla.se du D r Doyen.

D r PERRET/ à Tonnas (Ain).

Observatto^t n° 29. — Bronchite arguë.

Guérison par la S'taphylase.

L’enfant Alexandre: P., âgé de 48» mois, rhinite et trachéite le 20 maâi 1904- pressente le 2âi» de la bronchite avec 39*3 de température. Il est guéri en deux jours' par la séaphylase du D r Doyen*

D r PERRET, à Vonnaa (Ain).

Observation; n.° 30. — Pneumonie franche.

Traitement par la Sïaphylase. Guérison.

t Enfant G., 10 ans, tempérament délicat, est pris* après quelques jours de maladie, le 23' mai 19#4 au soir, de point de côté violent, agitation, délire.

Le 25 ; mai, température 40°#, délire continuel.

Le 26 mai, température 40»®, pouls 140, respiration. 3®. Pneumonie gauche avec obscurité respiratoire très étendue,- k 5 heures du soir, injection de 5 cc. de sérum Doyen et staphyiase toutes les quatre heures, une cuillerée k bouche.

Le 27 mai (matin):, température poule 132’, respiration 32 ; le délire persiste; staphylase toutes les deux heures. A 5 heures du sofr; température 39°f, pouls 12#, respiration 40. Quinine, chierai. Second foyer de pneumonie à droite.

Le 28, au matin, température 3#*®, pouls 100, respiration 40. Donc amélioration manifeste au cinquième jour, malgré la lésion bilatérale. Je surs- obligé d’interrompre le traitement vimgt-<juatre heures par défaut de staphyiase ; aussi, lé soir , je trouve température 40°2, pouls 100 ; délire et agitation intenses-.

Reprise de la sïaphylase à dose forte : une cuillerée; à soupe toutes les deux heures.

Le 29 mai, matin, température 38°, pouls 8#, respiration 36. Amélioration considérable ; le- délire a cessé.

Le 30 mai, température 37»^, pouls 80, respiration 32. Disparition presque complète des signes stéthoscopiques. L^enfant demande à manger. La convalescence se poursuit rapidement vers le guérison complète. .

Donc, en six jours, guérison d’une pneumonie d’origine grippale,, avec localisations multiples, température élevée, délire continuel. L’entourage considérait l’enfant comme perdu. La cessation du traitement pendant vingt-quatre heures a été suivie d’une ascension de température. Les signes locaux ont été remarquablement atténués.

D r PERRET, à Vonnas (Àin).

Observation n° 31. — Pneumonie franche.

Injection de sérum antistaphylococcique le 4 e jour.

Amélioration immédiate.

Le nommé X..., âgé de quarante et un ans, profession garçon de magasin, entré le 9 février 1903, salle Rayer, lit n° 5, dans le service du docteur Toupet, à la Charité.

Le malade entre à l’hôpital le lundi 9 février 1903.

Le vendredi précédent, dans la matinée, il a eu des frissons, des maux de tête, une douleur au niveau du sein gauche. Il a été obligé dè s’aliter. Dans l’après-midi du même jour, il a eu des vomissements bilieux. Le dimanche, il a craché quelques crachats teintés de sang.

Examen du malade. — En arrière du niveau du lobe inférieur du poumon gauche, on constate de la matité et de l’augmentation des vibrations thoraciques. Au même point on trouve un souffle tubaire et autour des râles crépitants dans une zone très étendue. Le pouls est à 100. La langue est sale. Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine.

Dans les antécédents du malade, à signaler seulement une fluxion de poitrine à 5 ou 6 ans. — Le malade est éthylique.

Dans la nuit du 9 au 10 février, le malade a de l’insomnie.

Le 10 février â 11 heures du matin, on lui fait une injection de sérum antistaphylococcique.

Le lendemain matin, le malade se sent beaucoup mieux. La zone de congestion autour du bloc central où il y a le souffle a diminué. La langue est beaucoup moins sale. Le pouls est à 92. Le malade crache beaucoup moins. Les urines sont un peu plus abondantes (2 litres au lieu de 1 litre).

Le 12, dans la matinée, la température est tombée à 37«5 ; il y a de la polyurie ; on fait une deuxième injection de sérum antistaphylococcique.

Les 14 et 15, polyurie. Les râles crépitants ont complètement disparu et le souffle est moins intense. Le malade se sent bien.

Le 17, on constate des râles de retour.

Depuis ce moment le malade gagne peu à peu des forces. — Il part en convalescence à Vineennes, le 9 mars. Dr TO p ™

Observation n° 32. — Broncho-pneumonie grippale.

Traitement par la Staphylase. Guérison.

M. N., entré à laclinique du D r Doyen pour un cancer de la langue avec adénopathie sous-maxillaire volumineuse, est opéré le 16novembre 1903, et présente jusqu’au 1 er décembre des suites opératoires simples.

Il est en état de quitter la Maison de Santé le 8 décembre, mais fl continue à suivre, comme malade externe, le traitement antinéoplasique habituel du D r Doyen.

>Le 16 décembre, il est atteint delà grippe, et il reprend sa chambre à la clinique avec une température de 38°6.. Le lendemain on constate tous les signes d’une broncho-pneumonie droite avec phénomènes réactionnels très marqués : submatité aux deux bases; exagération des vibrations thoraciques ; gros rhonchus avec râles sibilants disséminés dans tout le poumon gauche ; dyspnée et point de côté; la température atteint 39°5. Le malade est soumis au traitement par la staphylase liquide dont il doit prendre une cuillerée à soupe régulièrement toutes les heures. *

Le 18 décembre, exactement vingt-quatre heures après cette forte ascension thermique, la température tombe brusquement à 37°4 pour ne plus remonter au delà de 37°8 les jours suivants.

Les phénomènes stéthoscopiques s’amendaient en même temps, et le malade-pouvait se lever dans la chambre le troisième jour; la staphylase était continuée à la dose de quatre cuillerées à soupe par jour. D r DOYEN.

Observation n° 33. — Pneumonie.

Injection de sérum, antistaphylococcique. — Guérison.

M“ e St., 27 ans, a fait l’an dernier une pneumonie gauche très grave. Le l or octobre 1903, elle est prise d’un frisson intense, d’un violent point de côté droit. T. 39°5. Le 2 octobre, crachats rouillés, souffle dans presque toute l’étendue du poumon droit en arrière. T. 40°. Injection de sérum antistaphylococcique. Le 3 octobre, l’état est le même ; seconde injection.

En même temps, on fait de nombreuses applications de ventouses sèches et 0 gr. 60 de chlorhydrate de quinine par jour. Le 4 octobre, le point de côté est très atténué, presque plus de crachats rouillés. Râles sous-crépitants fins en arrière. T. 38°5.

Le 5 octobre, mieux très sensible ; gros râles crépitants. T. 37°5. Je ne revois plus la malade, qui habite à 5 kilomètres de chez moi, que huit jours après- Elle est en complète convalescence et n’a plus eu de fièvre à partir du 5 octobre. La fièvre est donc tombée trois jours après la première injection et au cinquième jour d’une pneumonie franche qui s’annonçait assez intense.

D r GIGNAC, à Nouzon (Ardennes).

Observation n® 34.— Bronehite et troubles digestifs. Observation n® 35. — Pneumonie aiguë chez un vieillard.

Action de. la. Staphylase.

Vannas', 27 décembre.

Monsieur Lebearult,

Veuillez m’envoyer en gare de Vonnas (Ain) six flacons de Staphyiase dm D r Doyen,- dont /ai ns urgent besoin pour mes enfants et un de mes clients (!>

Je suis toujours très enchanté de la Staphylase ; je Fai fait connaître à Samt-Raphaël. où vous devez en- expédier depuis un an. Plusieurs personnes en font usage. Je vous apporte quelques nouveaux cas variés de guérisons obtenues r

En premier lieu r

54 me R,.. } 50 ans, a tous les ans des bronchites très pénibles, avec dyspepsie habituelle et constipation intense-.

Un seul flacon de Staphylase a suffi pour proeurer un grand soulagement et depuis longtemps Fappétit et les fonctions digestives n’ont pas été aussi excellents.

Deuxième cas. — Très intéressant r

Mme B..., 80 ans, tousse depuis quelques jours ; le 20 décembre, elle s’alite : point de côté sous le sein droit, température 40°, pouls 120, agitation considérable la nuit, dyspnée, toux, état général grave.

Le 21 décembre, souffle tubaire â droite en arriére, température 3T°7 le matin, 37°9 le soir-.

Le 22 décembre, 38°8 le matin, 39°8 le soir.

Le 23, Staphylase à doses fortes et rapprochées toutes les deux heures. Le soir, 38°8.

Le 24» température 38°2 le matin et 38° le soir. Souffle et gros • râles sous crépitants à droite*.

Le: 25* soir 37°5, pouls à 80*

Le 26* apyrexie, la langue se nettoie, l’appétit reparaît, les râles ont disparu et il ne persiste que du souffle* Ainsi, contrairement à ce qui se produit habituellement* chute de la température dès' le cinquième, jour, apyrexie Le. sixième et disparition rapide, des signes physiques à l’auscultation.

Autre fait précieux à noter -

La malade n’a pas été purgée ; par L’usage de la Staphylase* die a eu des selles très suffisantes, tous les joues.

J’insiste sue l’âge de la malade. — Les personnes âgées guérissent bien de la pneumonie, mais dans une assez faible proportion, puisque cette affection a été dénommée ; une fin naturelle des

(1) Naus- avons, cru. devoir publier cette lettre et.plusieurs, autres- dam leur form « originale, afin de ne faire subir aucune modification au texte des observation? qu’elles eontiennent et qu’il était impassible d’en extraire sans en altérer laforme 8

Or, ma maladie a 80 ans -et a guéri eu -cinq jours.

J’ai déjà publié irn cas de guérison très rapide rie pneumonie infectieuse chez un jeune enfant que les parents considéraient comme perdu, où j’ai recouru à l’injection de sérum continuée par la Staphylase.

Je vous autorise 4 publier ces quelques notes si bon vous semble.

La Staphylase n’a échoué qu’une fois dans mes mains, dans un cas de pneumonie compliquée de néphrite, et la malade est morte avec 38° de fièvre, c’est-à-dire presque apyrétique.

Salutations. D r PERRET, à Vonnas (Ain).

Observation' n° 36. — Furoncle à la nuque.

Traitement par le sérum antislaphyloc&ccique et la Staphylase.

Oros furoncle de la nuque au 8 e jour. — État fébrile. Ganglion très douloureux. Rougeur intense, violacée même, autour du furoncle qui, très étendu, a un aspect anthracoïde. La rougeur s’étend jusqu’au cuir chevelu. Les douleurs sont extrêmement vives, élancements douloureux, sensation de tension très aiguë, impossibilité de tourner la tête.

Injection de sérum awtistapkylococcique (intradeltoïdienne) très douloureuse (1). — Une heure après, diminution des douleurs, cessation .complète au bout de deux heures; les mouvements du cou deviennent possibles. Vers 5 heures, léger frisson, mais, la température ne dépasse pas 37°9 (axillaire).

Le lendemain, Staphylase en boisson toutes les deux heures. — Furoncle devenu non douloureux, fluctuant ; rougeur voisine disparue, gonflement également. — Pointe de thermocautère, élimination d’un bourbillon. — Guérison complète en 3 jours.

Service du D r MOUTARD-MARTIN.

Observation n° 37, — Furonculose à répétition.

Guérison par le sérum antistaphylococcique.

M. A. se présente à la clinique du D r Doyen, le 29 décembre 1903, pour une poussée de furonculose, dont le début remonte à fin juin de la même année. A cette époque, apparition sous T aisselle gauche de quelques boutons qui dégénèrent en furoncles. En juillet, extension 4 l’avant-bras, à la hanche, toujours du même côté du corps. En septembre, gros anthrax à l’avant-bras gauche avec quelques petits furoncles autour. Quelque temps après, plusieurs anthrax à la jambe gauche ainsi qu’à la fesse droite. Enfin, le 29 décembre, le malade se présente à la clinique atteint à la cuisse droite d’un volumineux anthrax et à l’avant-bras gauche

(1) L’injection est beaucoup moins douloureuse dans la fesse.

d’une série de furoncles de foutes les grosseurs. Le malade s’est traité pendant plusieurs mois avec les pansements humides et Tingestion quotidienne de doses massives de levure de bière.

29 décembre. Injection sous-cutanée de 5 cc. de sérum antistaphylococcique, pas de réaction locale, une légère réaction fébrile.

31 décembre. Les furoncles du bras se sont affaissés, quelquesuns même présentent une croûte dans leur partie médiane.

5 janvier. Nouvelle injection de 5 cc. de sérum antistaphylococcique. Les ganglions de Taine droite, qui étaient volumineux à l’arrivée du malade, ont presque disparu. L’anthrax * s’est affaissé complètement sans suppuration extérieure. Les autres furoncles de la cuisse ont avorté.

8 janvier. Quoique le malade ne présente plus de furoncles en activité, nouvelle injection de sérum antistaphilococcique; le malade continue son traitement par l’ingestion de staphyiase liquide trois fois par jour.

D r DOYEN.

Observation n° 38. — Anthrax diabétique.

Etat très grave. — Guérison rapide par le sérum antistaphylococcique.

Saint-Chéron, le 2 Septembre 1904.

Monsieur et cher Confrère,

Je tiens à vous remercier des flacons de sérum antistaphilococcique que vous avez bien voulu m’envoyer, et j’en profite pour vous adresser l’observation très intéressante de la malade sur laquelle je l’ai expérimenté avec un succès dépassant toutes les espérances.

M œ# G., 70 ans, est atteinte, au début de juin 1904, d’une légère poussée de furonculose de l’aisselle droite. La levure de bière sèche fait disparaître rapidement cette éruption; mais, quelques jours après, une nouvelle poussée se produit sur la nuque. L’analyse des urines nous donne 15 grammes de sucre par litre

De jour en jour l’éruption primitive se transforme, et trois ou quatre jours après le début un volumineux anthrax se forme J’offre à ce moment-là de faire une injection de votre sérum, mais la malade et la famille s’y refusent énergiquement.

Le 16, j’incite les différents cratères au bistouri, mais le mal fait des progrès très sensibles, et le 20, sous le chloroforme, je fais de larges débridements au thermo-cautère. A ce moment-là, l’anthrax occupe un espace plus grand que la main. Les jours suivants, je fais des pansements humides, précédés de pulvérisations à l’acide phénique.

Mais cette intervention ne nous donne aucune amélioration ; au contraire, le mal gagne : la gorge devient rouge, turgescente; les -téguments en avant de la poitrine sont enflammés; l’infection gagne les seins et descend en arrière jusqu’au milieu du dos. La température s’élève et la malade est presque dans le coma ; la morphine calme à peine ses violentes douleurs.

Eh présence dé cette situation,, je réunis les membres de la famille, leur dis l’état désespéré de la malade et les prie de me laisser tenter une injection de votre sérum.

>Le 6 juillet, je fais une injection de 5 cc. dans les muscles de la fesse. La malade ne s’en rend même pas compte. Dans la journée, la fièvre augmente un peu ; mais, le lendemain matin, la tempéture tombe à 37*8. La malade cause, demande à voir ses parents. La plaie se déterge rapidement ; chaque pansement (gaze stérilisée trois fois par jour) enlève une quantité considérable de pus.

Le 9, je fais une deuxième injection de 3 cc., et aujourd’hui la malade est complètement rétablie. Il ne lui reste qu’un peu de raideur de la nuque provenant des cicatrices consécutives à l’intervention sanglante du 20 juin. Elle se dispose à aller se promener à Paris incessamment.

D* DELPEUT.

Observation n° 39. — Furonculose.

Symptômes d'ostéomyélite au début. Traitement par le sérum antistaphylococcique. Guérison.

La nommée X., femme de 19 ans. — Service de M. Moutard- Martin (salle Andral).

Entrée pour fièvre typhoïde grave avec hémorragies gingivales, troubles nerveux, signe de Kernig, adynamie, etc.

Au 25 e jour, température descendue déjà au voisinage de 38°. Brusquement le soir 40°2. En même temps, la malade se plaint de vives douleurs au niveau des genoux. Ceux-ci ne présentent rien d’anormal à l’examen. On découvre en même temps deux furoncles sus-pubiens.

Le lendemain, 37°2 le matin, 40°1 le soir. Les douleurs des genoux ont augmenté: Apparition de deux autres furoncles. — Injection de sérum antistaphylococcique dans l’après-midi:

Le lendemain matin, 37° ; les deux premiers furoncles suppurent et se vident, les deux autres se flétrissent sans suppuration. Les douleurs des genoux persistent. Température le soir 39°8.

Le surlendemain de.Tinjection, les douleurs disparaissent. Il ne s'est pas formé de nouveau furoncle. Guérison.

Les douleurs des genoux pourraient avoir correspondu à un foyer naissant d'ostéo-myélite.

Mon cher Confrère,

Je vous envoie quelques observations des plus remarquables.

J’ai fait environ unevingtaîne d’injections de sérum antïstaphylocoedque ; mes impressions sont :

1° Quand l’injection est bien intramusculaire et que le malade garde un peu le repos, elle n’est pas douloureuse.

Une injection sous-cutanée faite an ventre par un de mes remplaçants amena une assez vive réaction locale inflammatoire, mai» qui disparut par résolution en 5 jours.

,1° Dans'les furoncles ou anthrax au début, guérison en 48 heures par résolution.

3° Dans les furoncles on anthrax en voie de suppuration, élimination très rapide du bourbillon, guérison rapide, pas de récidive; je n’en ai pas observé une seule.

4° Dans les furoncles du conduit auditif et du nez j’ai obtenu deux guérisons en 48 heures sans suppuration et amendement immédiat du gonflement et de la douleur.

Pardon d’avoir tant tardé à vous envoyer ces quelques notes. Merci pour la guérison merveilleuse de la petite malade de Mantes.

D r RËBIÈRE, à Bonnières (Seine-et-Oise).

Observation n° 40. — Furoncle de la face.

Sérum antistaphylococcique . Guérison.

1 er mai 1903. — X., domestique de ferme. — Furoncle à la queue du sourcil gauche ayant débuté Favant-veille ; douleur vive; fièvre légère; insomnie. Le furoncle se présente sous l’aspect d’uri petit cône rouge foncé, à sommet livide, du volume d’un œuf d’oiseau. La douleur se prolonge très aiguë sur une ligne allant vers le temporal et se perdant derrière l’oreille gauche ; l’œdème de la paupière'supérieure tient l’œil presque clos .

Injection d’un flacon de sérum antistaphylococcique, pansementà la tarlatane imbibée d’eau bouillie avec taffetas imperméable.

Le 2, diminution notable de tous les phénomènes. Pourtant je fais une deuxième injection.

Le 3, plus de gonflement ni de douleur ; le furoncle est réduit à lui-mème, son sommet a son centre aeuminé avec fluctuation audessous. Je fais une ponction avec la pointe fine du thermocautère. Issue d’un peu de pus, et immédiatement j’obtiens facilement le bourbillon. . •

: Les suites furent simples. Trois jours après, il n’y avaitplus de pansement.

Observation. n° 4L.— Anthrax: de la lèvre et phlébite faciale. Sérum an tis taphyiloeocciq we~ Guérison*

4 jtBcfilffiet 1*903. — P., ouvrier à Fusine à pétrole. — Le 2 au matin, apparition d'un point rouge très douloureux à la lèvre supérieure droite: * r douleur locale, céphalée;* fièvre 38^4 ; a eu du délire la nuit dernière.

Aujourd'hui diagnostic facile d'anthrax de la lèvre supérieure,

3 centimètre» de hase; début de phlébite, cordon dur et rouge le long*du nez allant jusqu'à* l'angle* interne dé l’œil droit ; léger œdème de la paupière inférieure droite.

Injection, d'un flacon de sérum anti-staphylococcique , et à l’aidé d'une* pointe très fine de thermocautère jé fais une couronne de pointes pénétrantes à la base de l'anthrax et quatre sur le plateau violacé, pansement à l’eau bouillie.

*Le 5, le malade a moins souffert,, 38°2 " l’œdème de la. paupière supérieure existe toujours; un. peu,, mais le cordon dur le: long du. nez. a disparu..

Le 6, issue, d'unhourbillon fractionné par les trous d'ignipuneture. Le T, commencement de cicatrisation.

Le malade, tout à fait guéri* reprend son service le 2£L,

Observation n® 42.— Orgelet et chalazîon enflammé. Sérum antistaphylococcique. Guérison.

10 juillet 1903. — X., cocher, sujet aux orgelets. — Un cha lazîon à la paupière supérieure gauche datant d’environ, 3 semaines,, et un début d’orgelet à la paupière inférieure gauche depuis la, veille.

Injection d’un flacon de* sérum antis ta phy. lo coccique ; L’orgelet n’arrive pas à suppuration. Sé résout en deux jours.

Dix jours après, plus de trace de chalazîon.

Observation n° 43.—Abcès tubéreux de l’aisselle. Sérum antistaphylococcique.. Guérison.

B! mse X., sa femme. — Le 1 er août. —Un abcès tubéreux. du. creux de Faisselle droite, datant de huit jours* fluctuant» et à côté, un peu* plus bas, un autre abcès douloureux mais non fluctuant.

Injèetion de sérum- antistaphylococcique ;, incision de l’abcès fluctuant. Guérison simple. L’induration du second abcès, disparaît en huit jours. Il ne s’en est pas reproduit d’autre.

Observation, N a 44. — Furoncle et ozène.

Sérum antistaphylococcique. Guérison.

« mars 1903. — Enfant de 8 ans, a eu de la kérato-conjonctivite ; a présentement del'ozène* et une éruption füToncuîeuse datant de deux mois, développée sur la peau de l'abdomen, du haut des cuisses et des lombes.

... Deux injections de sérum anti-staphylococcique à deux jours d'intervalle. Comme pansement, rien que du linge sec renouvelé matin et soir après lotions à l’eau oxygénée du pourtour des furoncles suppurants.

Douze jours après, la guérison était complète; je prescrivis le cacodylate de soude 0,10 pro die à intervalles.

Une nouvelle poussée de furoncles se produisit vers la fin d’avril et céda à une seule injection de sérum anti-staphylococcique.

A cette époque l'ozène, contre lequel aussi bien j J avais prescrit un traitement local, injections d'eau bouillie, vaseline boriquée mentholée, avait disparu, et de ce côté il m’existe plus qu’une hype» sécrétion muqueuse légèrement purulente, sans odeur fétide.

Observation n° 45.— Furonele, impétigo.

Sérum antistaphylococcique. Guérison.

27 août 1902. — M me H., à Bonnières, nourrice au sevrage, m'amène son nourrisson de 2 ans 1/2 atteint d'impétigo du cuir chevelu et se plaint elle-même à l'avant-bras droit, sur le bord radial, au 1/4 inférieur, d'un furoncle consécutif à une piqûre d'épingle, survenue l'avant-veille.

Injection de sérum anti-staphylococcique. Le lendemain, il y avait élimination du bourbillon et 3 jours après la guérison était complète.

Je fis à l’enfant une injection de sérum, qui fut suivie de la guérison rapide de l'impétigo ; mais comme je prescrivis en même temps un traitement local complet, je ne peux pas dire la part curative qui revient au sérum anti-staphylococcique. Mon impression est pourtant qu'il a eu une influence favorable.

Observation n° 46. — Anthrax.

Sérum antistaphylococcique. Guérison.

10 juin 1903.—X..., manœuvre attaché au chemin de fer.— Depuis trois jours, dit-il, courbature, fièvre; présente sur l’épine iliaque antérieure et supérieure gauche un anthrax ayant environ centimètres de diamètre de base, autour violente rougeur allant jusqu'àl’aine. On constate des signes d’un début de sphacèle de la peau ; teinte livide au sommet de l'anthrax et trois petites phlyctènes.

Injection de sérum anti-staphylococcique le 11.

Le lendemain, il existe deux pertuis et par la pression sur la basede l'anthrax il sort facilement par l’un d’eux un bourbillon du volume d'une petite noisette.

Quatre jours après, la cicatrisation était presque complète et le malade n'interrompit son service que jusqu'au 21.

D r REBIÈRE,

à Bonnières (Seine-et-Oise).

Observation n° 47. — Furoncle du conduit auditif.

Traitement par le sérum antistaphylococcique. Guérison.

M me Sp., 60 ans, vient d’avoir un furoncle du conduit auditif externe droit dont elle a beaucoup souffert pendant une dizaine de jours. Le 10 août 1903, je constate un furoncle du conduit auditif externe gauche. Violentes douleurs d’oreilles. Le conduit auditif paraît entièrement bouché et le paviilon est très œdématié. Injection de sérum antistaphylococcique. Le 11 août, pas de changement, injection d’un second flacon. Le 12 août, les douleurs sont très diminuées, le pavillon presque plus œdématié. Le 13 août, la malade ne souffre presque plus et se considère comme guérie.

D r GIGNAC, à Nouzon (Ardennes).

Observation n° 48. — Anthrax.

Traitement par le sérum antistaphylococcique. Guérison.

M me Au., 36 ans. Le 11 août 1903, je constate au-dessous de l’omoplate gauche un anthrax de la grosseur d’une grosse noix.

. Zone inflammatoire très vive. Tissu cellulaire induré à plusieurs centimètres autour. Douleurs vives. Injection le 11 août d’un flacon de sérum antistaphylococcique. Le 12 août, l’induration est la même, mais la zone inflammatoire semble diminuée; injection d’un second flacon. Le 13 août, les douleurs sont encore vives, mais la rougeur est très diminuée. Le 14 août, l’anthrax se vide abondamment par une quantité d’orifices, les douleurs ont à peu près disparu. Il n’y a presque plus de rougeur, ni d’induration. Je ne revois plus la malade, qui se dit guérie.

D r GIGNAC, a Nouzon (Ardennes).

Observation n° 49. — Furonculose.

Traitement par le sérum antistaphylococcique. Guérison.

B., garde-chasse, 40 ans, fait des furoncles depuis plusieurs semaines. Le 14 septembre 1903, il présente un gros furoncle très •enflammé à la fesse droite et plusieurs petits furoncles sur différentes parties du corps. Injection de sérum antistaphylococcique. Cet homme, qui habite loin de chez moi, revient le 16 septembre faire faire une nouvelle injection. Il dit se trouver déjà beaucoup mieux. Je le revois une quinzaine de jours plus tard. Il est complètement guéri, n’a plus fait un seul nouveau furoncle et dit que son gros furoncle de la fësse a été guéri quatre jours après la première injection.

D r GIGNAC, à Nouzon (Ardennes).

Observation 50. — Anthrax; de la faee. Phlébite <de la veine ophtalmique et des sinus caverneux.

Exophtalmie bilatérale. Amaurose du côté droit par phlébite de la veine centrale de la rétine.

État comateux.

#Hëns0ia. rapide pw le sërwm aniistapkploco^qme. jPersistanoe de 4a <cëcMë de l-m'ul ‘drmt.

M. X... est envoyé a la clinique du D T Doyen parle D r de'Wecker pour un anthrax de la Face complique de phlébite de la veine ‘faciale et des sinus caverneux. Exophtalm'îe double. Amaurose complète du côté droit par phlébite de la veine centrale de la rétine. Le malade est atteint de délire et parait perdu à brève échéance. Cessation rapide des accidents après deux injections de 5 cc. de sérum antistaphylococcique. Il existait plusieurs foyers purulents le long de la veine faciale et -dans l’orbite droite, De pus est évacué par des incisions ara thermocautère. ©ieafeisatfcsn rapide» Mais ha vision demeure abolie du.eôt® droit par suiite de l'oblitération delà vedne centrale é»M rétine. D T DOYMÊL

Observation 5 L. — Anthrax ide la lèvre supérieure. Phlé¬

bite suppurée de la veine «ophtalmique. Phlébite du sinus -caverneux. Exophtalmie»

iGwêrisem rsepoMe parr le mmem nnbiB'taphyloœcàiqwe, sans éribervmitiQ'n clmrvn'gêGaiie..

T®. ‘W..., TU ans, se présente .à la clinique du B r Doyen, atteint d’un anthrax de la lèvre supérieure avec phlébite faciale suppuree, phlébite delà veine ophtalmique et du sinus caverneux et exophtalmie unilatérale. Céphalalgie, défiTe, état grave. Guérison rapide après deux injections de 5. cc. de sérum antistaphylococcique. Résorption spontanée des foyers suppurës.

D^DOYESr.

Observation n 0 52.— Panaris palmaire de la 3 me phalange.

Injection de sërwm antistaphyiococcique. Guêrïsun sans incision.

3Æ.D.. r , 42 ans, se présente à la clinique duD r DOYEN avec un panaris palmaire de la 3 me phalange de iîindex qui l’a empêché de dormir depuis 48 heures. Il désire tenter, avant l’incision, une injection de sérum antistaphylococcique. Guérison en,24 heures par résolution. D r DOYEN.

Observation n° 53. — Abcès périanal.

Sérum antistaphylococcique. Guérison ,

M.™ 6 - B», à Paris, se. présente à la clinique du D* Doyen avec un TtûlaiiflÉmeaa: abcès périanal; dont le début remonte à un mors; et demi. La malade à cette époque avait ressenti de violentes démangeaisons au partaiffi de l’anus,, quelques jours après des élance- . monts.

■22 décembre, Injection. de- 5, c®. de sérum @mi7isfaphyl&cx>ccique.

25 décembre, La malade accuse qu’elle a ressenti pendant la journée qui a suivi l’injection d’assez violents élancements dans la région périanale,On fait une nouvelle injection de 5 cc. de sérum La malade fait usage à l’intérieur de la staphylase liquide.

29 décembre. L’abcès a diminué des trois quarts du volume ; à la pression il n’est plus douloureux et on ne constate plus qu’un léger foyer très nettement circonscrit.

On fait deux nouvelles injections le 1 er et le 5 janvier ; à cette date toute trace de l’abcès a disparu sans qu’aucune intervention .. æiit êfeé. nécessaire. D r ÜOYEîf.

Observation n° 54. — Fhlegjnon de la main, et» de L’avanfe-bras-

Guérison, par fi» sérwm. aœËi&éa^hyiloGXHœiqiM:.

Dole du Jura, le 11 Décembre 1904.

Monsieur et très honoré Confrère,

Je viens, d’obtenir un éclatant, succès» avec votre sérum ant£staphylococcique, et je m’empresse de vous communiquerKobservation inédite,, puisqu’il n’y a. pas encore; di observation die ee genre dans. La, monographie que vous avez, publiée..

Le 7 décembre 1904, M“ e M. se présente dans mon cabinet avec un vaste; phlegmon occupant la, face antérieure de la, ma ana et de L’avant-bras gauche État grave;; la malade se plaant beaucoup;; main en battoir ; doigts» énarmes immobilisési..

Il n’y a» pas un moment à. perdre. Je. fais; une analyse» micrubmnne et j£. reconnais» du staphylocoque.

Agrès asepsie complète,, j’injieotn en plein phlegmon 5 ce~ de

sérum.

Le. & décembre, jeme rende chez 1» malade,AméHo.E£dirmns©table ; la main a, déjà une meilleure apparence;. L’avant-h ras est; par contre énorme, 0 m. 30 de diamètre. Nouvelle injection, de; 2 esc, dans lia fesse droite.

Le 9 décembre l’amélioration, continue ; plus de fièvre ; la peau de l’avant-bras et de la main a repris sa couleur normale, mais il persiste une collection de 300 cc. de pus.

Le 10 décembre, je reviens avec un confrère, décidé à intervenir, mais, à ma grande surprise, il n’y a plus trace de collection. Il y a encore un léger gonflement du bras.

Je considère ma malade comme guérie complètement, en lui recommandant toutefois de prendre toujours des bains antiseptiques.

Un pareil résultat authentique prouve, mon cher Confrère, la valeur de votre sérum. « Amas d’épithètes, mauvaises louanges ce sont les faits qui louent, » disait Labruyère.

D* GRORICHARD.

Observation n° 55.— Entérite aiguë avec diarrhée fétide- Action favorable de la Staphylase.

A la clinique du D r Doyen, M œe A., opérée d’hystérostomie vaginale pour salpingite double, est prise le 17 e jour de son opération,. 12 décembre 1903, c’est-à-dire après s’être levée trois jours, de violentes douleurs intestinales avec borborygmes et selles fétidesrépétées sept fois dans l’après-midi.

Lavement à l’eau bouillie additionnée de bicarbonate de soude le soir même ; les douleurs intestinales continuent dans la nuit, et la malade a plusieurs selles enveloppées de membranes, déchets de muqueuse intestinale.

Le lendemain la malade est soumise à la diète lactée et doit prendre par jour six cuillerées à soupe de staphylase dans un peu d’eau.

Quatre selles dans la journée, dont une seulement avec des dépôts muqueux. Les douleurs sont moins vives ; des compresses chaudesont d’ailleurs été appliquées sur l’abdomen.

La staphylase est continuée les jours suivants à la même dose.

Le 14 décembre, aucune selle mais de nombreux borborygme#.

Le 15 décembre, selle très abondante le matin, mais plus de membranes, et à partir de ce moment une selle seulement par jour.

La fétidité avait disparu dès le lendemain de l’administration de la staphylase, qui a été continuée encore quelques jours après le suppression des accidents.

D r DOYEN,

Observation n° 56. — Appendicite aiguë avec large plastron inflammatoire.

Guérison en dix jours par la Staphylase .

Lejeune R., âgé de 18 ans, est pris brusquement, le 18 mal 1904, d’une douleur abdominale aiguë au niveau de la fosse iliaque droite ; constipation, pas de vomissements.

Le 20 mai, je le vois pour la première fois : Appendicite avec empâtement large comme la main étendue; température 39*1, pouls 88, ballonnement léger, constipation absolue, douleur localisée très aiguë, état général bon.

J’ai lu, il y a quelques jours, qu’il y a analogie entre l’amygdale et l’appendice, ha staphylase guérissant les phlegmons amygdaliens et les affections coli-bacillaires, et faisant de l’antisepsie interne, je fais commencer la staphylase le 22, à midi, 5 cuillerées à soupe i. la fois, puis une toutes les deux heures.

Le 23 mai, matin, température 38°1, empâtement stationnaire, glace.

Le 25 mai, température 38°8, pouls 80.

Le 27 mai, température 37°4, pouls 80; purgation huileuse; l’empâtement diminue de moitié.

Le 30 mai, apyrexie complète ; l’empâtement a disparu ; on sent seulement un cylindre appendiculaire de 5 à 6 centimètres de long et de 2 centimètres de large. L’amélioration persiste.

D r PERRET, à Vonnas (Ain).

Observation n° 57. — Lymphangite à la suite de couches par infection staphylococcique.

Action curative de Staphylase.

Laon, le 17 Novembre 1904.

M m ® L., 34 ans, rue des Écoles, Vaux-sous-Laon, a eu sa première grossesse à 30 ans, normale, ainsi que l’accouchement, qui eut lieu le 28 octobre 1901. Suites de couches apyrétiques. Le 11 novembre 1901," complications inflammatoires du côté du sein gauche : douleur, rougeur, tuméfaction, fièvre très forte, frissons, sueurs. Le lait contient du pus en grande quantité et cultive en streptocoques et staphylocoques. On cesse l’allaitement. Traitement par des compresses très chaudes, antiseptiques; onguent mercuriel, expression du sein. Guérison le 22 novembre 1901 (onze jours).

Second accouchement le 25 février 1903, normal après une grossesse normale. Suites de couches apyrétiques jusqu’au 9 mars, où, malgré toutes les précautions antiseptiques prises, les deux seins

présentent, comme en 19&I, de la lymphangite. Le lait contient du pus et cultive en staphylocoques. Traitement comme plus haut. Guérison le 18 mars (neuf jours).

Troisième accouchement le 46 octobre 4904, normal après une grossesse normale; suites apyrétiques. J’hésite à. faire allaiter. Je m’y décide néanmoins, avec toutes- les précautions antiseptiques possibles;. Le ît octobre, je fais une culture du lait des deux seins, et j’obtiens du staphylocoque pur;, le 2.6 octobre, une nouvelle ■eaïture donne du staphylocoque pur en abondance. Le 3ô octobre, comme je me préparais à aller conseiller à. la fe mme de cesser 1 allaitement,, elle me fait demander. Je la. trouve, en plein frisson, avec céphalalgie intense. Les deux seins sont rouges, tuméfiés, douloureux. Il s’en, écoule un lait purulent, et même, du pus vert dcmt L’examen me domine dui staphylocoque, pur.

Le 31, même état. J’ordonne la staphylase. Doyen, par cuillerées à soupe toutes les deux heures. Le 1 er novembre, au matin, toute fièvre a disparu, pour ne plus reparaître dans la suite. Les seins sont moins durs, presque pas douloureux. Deux jours après toute trace d'inflammation a disparu; néanmoins, une culture faite le 5 novembre donne encore du staphylocoque ; mais sa présence ne s’accompagne d'aucun symptôme morbide. Les seins sont serrés dans un- bandage compressif, et la femme a repris ses occupations. Le î7 novembre la. guérison se maintient.

.Cette observation est intéressante par deux points :

1° La persistance du staphylocoque à l’état latent entre deux grossesses dans la glande mammaire et son réveil lors de l'allaitement;

2° L’action étonnante de la staphyla&e du D r Doyen qui, en moins de vingt-quatre heures, a jugulé une maladie qui avait duré auparavant neuf et onze jours. D r A. MENU.

Observation n° 58. — Blennorrhagie chronique.

Action de la. Staphylase. ■

„ » mai 1905.

Monsieur le Docteur Doyen,

Excusez la liberté que je prends de vous écrire, bien que je ne sois nullement qualifié pour cela.

Maïs je tiens à vous signaler un effet imprévu de votre Staphyïase. Il s’agit d un cas de blennorrhagie chronique guéri en trois jours.

Voici' les faits :

En décembre 4904, j’ai contracté une blennorrhagie qui revêtit immédiatement une forme très aiguë. Quoique soigné suivant les

m-é.tli.odes classiques -ert; sans aaeune imprudence de ma part, ni les lavages de Jan et au permanganate, ni les injection s de bismuth, ni le protargol, ni les instillations de Mitrale d’argemt, ut les médicaments absorbés à l’intérieur n'empêchèrent les 'Complications de se produire (cystite, arthrite sacro-iliaque) et la forme chronique de s’établir.

Am bout de quatre mois et demi, oomplèifrejoent découragé, j’avais remmcé a me soigner, quitte à garder urne goutte militaire pendant des années. Depuis vingt jours dôme, j’avais abandonné tout (traitement, quand, il y a quelques jours, on me donna de votre Staphylase dans 3® but de me débarrasser de boutons d’acné qui fleurissent sur aa figure depuis deux ou trois ans. Quel ne fut pas mon étonnement, après avoir absorbé sis cuillerées en trois jouis, de constater, le quatrième, a mon réveil, que le premier jet de mes urines ne contenait pour ainsi -dire plus aucun filament. Immédiatement, mon attenta on fart attirée sur cette coïncidence et je continuai à prendre régulièrement de là Staphyiase. Maintenant, mon flacon est fini, mais je suis guéri complètement, car non seulement je n’ai plus de goutte matinale, mais plus même de filaments dans les urines.

Ifaesmé subsiste toujours quoique diminuée, mais mon avarie est guérie et d’est ce qui me tenait le plus au cœur.

Très heureux si ce cas peut vous intéresser, je vous prie de croire, Monsieur, à mon admiration sincère et à ma reconnaissance dévouée. X...,

Étudiant en Médecine navale.

Observation n° 59. — Ostéomyélite ancienne.

Infection purulente à staphylocoques.

Guérison par Le sérum antistapliylococcique.

Très honoré Confrère,

Je vous envoie, comme il en a été. convenu, quelques mots sur M m « M., 33, rue des Archives, qui a été guérie en quelques jours, par votre sérum, d’une infection purulente chronique remontant à un mois et demi.

On relève, dans les antécédents personnels, une ostéomyélite de l’extrémité inférieure du fémur, remontant à trois ans , opérée, et laissant la cicatrice indélébile classique.

En novembre 1902 (la malade avait alors 30 ans), suppression des règles sans motif. Les règles ne sont pas revenues depuis.

>En avril 1903, elle présente à la partie antérieure de la cuisse droite quatre abcès survenant spontanément et en même temps ; guérison spontanée en quinze jours.

Le début des phénomènes actuels remonte au 15 août dernier. Trois petits abcès apparaissent à la fois à la cuisse droite, occupant toujours la région antérieure-

Depuis, la cuisse gauche se trouva prise à son tour, et jusqu’à la date du 3 octobre la malade présenta bien 40 abcès. Le 3 octobre, on en comptait encore 15 à la fois. ^

Ces abcès ont présenté quelques signes particuliers : leur localisation d’abord : ils occupent les deux cuisses, du genou au pli de l'aine; on ne les rencontre pas sur la face postérieure des cuisses, qui est cependant en contact permanent avec le drap du lit, plus ou moins souillé de pus. Leur aspect : ce sont des petites élevures cutanées de la dimension d’un furoncle à terme, mais en différant essentiellement par l’absence de tout aspect acuminé et de bourbillon. La meilleure comparaison à faire est avec Yèrythème noueux, en raison de la teinte rouge lie de vin, sauf qu’il y a fluctuation au palper et issue de pus à l’incision. Leur évolution : ils apparaissent sans cause appréciable et atteignent presque immédiatement leur maturité. Leur confluence fait qu’à certains endroits le tissu cellulaire est décollé sur une étendue de 10 à 20 centimètres et qu’il est possible d’évacuer le pus d’un abcès par l’incision d’un abcès voisin.

Le pus est crémeux, bien lié.

Les phénomènes généraux sont caractérisés par la douleur qui est constante, qui immobilise la malade et la prive de sommeil. Pâleur des téguments, décoloration des muqueuses, aspect anémique typique avec bouffissure légère Ni sucre, ni albumine dans les urines.

Le diagnostic vraisemblable est celui d’infecti >n purulente souscutanée localisée aux cuisses, liée probablement à l’ostéomyélite ancienne et favorisée par une diapédèse exagérée chez cette malade.

Traitement. — Dimanche 4 octobre. — Injection de sérum et incision de trois abcès.

Lundi 5. — L’injection de sérum a produit de la lymphangite et une forte induration qui persiste encore aujourd’hui. Cette induration a été mais n’est plus douloureuse. — Il y a une détente dans l’état local et l’état général. — Deuxième injection de sérum à l’hypocondre droit, au-dessus de la première, dans un tissu sain.

Mardi 6. — La deuxième injection n’a pas produit de lymphangite, mais il y a une petite induration à peine sensible et qui a dis» paru sept ou huit jours après. — L’amélioration s’est accentuée. — Incision de trois abcès.

Jeudi 8. — Incision de trois abcès.

' Samedi 10. — La jambe gauche (la plus malade) est guérie. L’œdème a disparu, la suppuration est tarie et les plaies de» incisions sont cicatrisées.

Lundi 12. — Incision de trois abcès à la cuisse droite jeudi 15. — Incision de deux abcès. Il n’y en a plus en formation, toutes les incisions faites avant ce jour sont cicatrisées. L’œdème a disparu à la cuisse droite. Il est permis d’espérer que la guérison sera complète dans deux ou trois jours, car il n’y a jamais eu de suppuration après l’incision et celle-ci a toujours été cicatrisée en quarante-huit heures, malgré une antisepsie très médiocre. A remarquer que depuis les injections de sérum il s’est formé seulement deux abcès, les deux que j’ai incisés aujourd’hui, tous les autres étaient en voie de formation au moment de la première injection.

L’état général de la malade est très bon. Les couleurs sont revenues, l’appétit est normal. Il n’y a ni sucre ni albumine dans les urines.

D r FAURET,

15, rue Labruyère. Paris.

(Lire la suite des observations cliniques pages 48 et 51.)

Staphylase iodurée du D r Doyen

La Staphylase possède la remarquable propriété d’annihiler les accidents secondaires de Fiodure de potassium. Il était done indiqué d’associer l’administration de Fiodure et de la Staphylase. La Staphylase iodurée peut être absorbée^même à des doses massives, sans que soient à redouter la céphalalgie, le larmoiement, le coryza avec sécrétion liquide abondante, la salivation, l’acné, l’angine iodique, les vertiges, les gastralgies et les autres accidents parfois très graves dus à l’ingestion de Fiodure de potassium. Elle permet la continuité du traitement par Fiodure de potassium indiqué dans un grand nombre d’affections telles que Yasthme, Yangine de poitrine, Y artériosclérose, le rhumatisme chronique, les néoformations syphilitiques, et provoque à la longue Y amaigrissement des personnes obèses.

La Staphylase iodurée contient exactement un gramme d’iodure de potassium chimiquement pur par cuillerée à soupe. Dans la majorité des cas, elle s’administre à la dose d’une cuillerée à soupe matin et soir pour les adultes, et d’une cuillerée à café matin et soir chez les enfants, une heure avant ou deux heures après les repas.

Observation n° 60. — Actinomycose généralisée.

Action de la Staphylase iodurée .

Château de la Grillière, par Mauzé (Deux-Sèvres).

Monsieur,

J’ai expérimenté le produit du docteur Doyen, « la Staphylase iodurée», chez un malade atteint d’une affection peu banale: « l'actinomycose généralisée ».

Ce malade, qui ne supportait aucune préparation d’iodure de potassium, sans réaction à la peau, avec purpura iodique, eczéma, œdème malléolaire, a pu aborder la Staphylase iodurée sans accidents.

Je tiens à vous signaler ce fait pour l’édification des praticiens et dans un but purement scientifique.

Agréez, Monsieur, mes civilités les plus distinguées.

Docteur Rei&nier.

P. S. — Veuillez me faire adresser un second flacon de Staphylase iodurée à mon usage ; vous voudrez bien faire traite de la somme que je vous devrai pour cet envoi.

J'ai un cardiaque que je suis à La Rochelle et auquel je vais conseiller cette préparation — c’est un intolérant vis-à-vis de l’iodure.— Nous verrons bien si ce nouvel essai aboutira.

Château de la Grillière, par Mauzé (Deux-Sèvres).

Monsieur,

Je vous autorise absolument, dans l’intérêt unique de l’humanité, à publier mon attestation médicale.

La préparation iodurée du docteur Doyen met positivement à l’abri de l’iodisme consécutif.

Veuillez agréer mes salutations les plus distinguées.

Docteur Rei&nier.

P. S. — Je vous remercie de l’envoi gracieux de yotre dernier flacon. Toutefois, si j’en ai besoin pour l’avenir, je tiens uniquement à la réduction que vous pouvez faire au corps médical, mon intention ferme étant, dans les publicités qu’on me demande, d’éviter l’ombre même d’un intérêt.

Staphylase bromurée du D r Doyen

Pour être moins fréquents que ceux de l’iodure de potassium, les accidents secondaires provoqués par le bromure*" de potassium n’en sont pas moins assez souvent un obstacle à l’administration suffisamment prolongée de ce médicament. La Staphylase bromurée supprime les gastralgies, la céphalalgie, les vertiges, les éruptions cutanées qui constituent les principaux caractères du bromisme.

La Staphylase bromurée est le plus actif des médicaments nervins. Dans l'épilepsie la dose de bromure peut être portée sans inconvénient, en procédant par gradation, jusqu’à 10 grammes par jour." Dans le diabète, l'ataxie locomotrice, l’incontinence, les pertes séminales, la chorée, et en général toutes les névropathies, où le traitement doit être continué pendant des mois, cette médication sera préférée à toutes les préparations connues de bromure de potassium.

* La Staphylase bromurée contient deux grammes de bromure de potassium chimiquement pur par cuillerée à soupe. Elle est prescrite à la dose d’une cuillerée à soupe matin et soir pour les adultes, et d’une cuillerée à café matin et soir pour les enfants, une heure avant ou deux heures après les repas. Ces doses peuvent être dépassées suivant les indications particulières. ~

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