LE SAC HERNIAIRE
En intervenant pour un étranglement herniaire on trouve tout d’abord le sac. Dans quelques cas, lorsqu'il s’agit de hernies étranglées depuis un certain temps, des adhérences inflammatoires l’ont soudé aux tissus périphériques ; parfois même il est sphacélé, il devient difiicile de le reconnaître au milieu de l’infiltration des tissus. La présence de liquide n’est pas absolument constante, cependant le plus souvent il en existe, interposé entre les parois du sac et l'intestin. Ce liquide, limpide au début, devient rapidement brun roussâtre, puis sale, sanieux ; il subit une transformation puriforme, d'apparence fécaloïde et des gaz se forment. En même temps que ces phénomènes se produisent le liquide, primitivement inodore, ne tarde pas à répandre une odeur infecte rappelant celle des matières fécales. « Si très souvent, ces altérations sont en rapport avec des lésions de gangrène des tuniques intestinales, elles n’en sont pas pourtant un signe pathognomonique. Des lésions septiques infectieuses se développent dans l'intérieur du sac herniaire sans que, pour cela, la vitalité de l'intestin soit définitivement compromise » (Patel).
Ce liquide est extrêmement septique et contient toutes
ne
les variétés de la flore intestinale (streptocoques, anaérobies, etc...). Bosc et Blanc ont montré que ces microbes passent à travers les parois de l’intestin à la faveur d’altérations de la muqueuse.
Toute intervention en cas de gangrène herniaire se passera donc dans un milieu septique, dès même la simple incision du sac.