L’EXTÉRIORISATION
L’extériorisation simple de l'intestin recouvert de compresses imbibées de sérum a donné aux auteurs classiques quelques bons résultats.
Il vaut mieux lui adjoindre UNE ENTÉRO-ANASTOMOSE AU PIED DE L’ANSE, qu'il s'agisse d’une anse douteuse ou manifestement gangrenée voire perforée. En effet :
S’il s’agit d’une anse douteuse :
I. La diminution de pression qu’elle réalise dans l’anse extériorisée réduit au minimum les risques de fistulisation. II. Elle pare au danger d’occlusion secondaire : des rétrécissements peuvent se produire, la péritonite adhésive peut
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exclure et étouffer l’anse, le cours des matières est assuré par l’anastomose (Obs. VIIT).
III. Si dans les jours qui suivent, l'intestin reprend sa couleur normale on pourra réintégrer l’anse (Obs. VI) ou la laisser rentrer dans l'abdomen « l'attraction irrésistible du méso y pourvoira » (Cadenat).
S’il s’agit d’une anse perforée ou qui se perforera dans les jours suivants : L’anastomose réalise un traitement préventif de J’anus contre nature et de ses complications en créant une dérivation des matières.
A moins d’un non fonctionnement de l’entéro-anastomose entraînant, si la fistule est haute, une dénutrition rapide et posant l'indication d’une réintervention précoce, on constate, en même temps qu'une amélioration de l’état général, des modifications locales. Si l’anse extériorisée est importante, dans les jours qui suivent, la masse intestinale commence à diminuer pour se réduire à un champignon plus ou moins volumineux ; il persiste alors une ou plusieurs fistules dont on fera la cure tardivement, une fois l’état général remonté, si elles ne se tarissent pas spontanément.
L'existence de l’anastomose simplifiera d’ailleurs cette cure.