I. — LES INTERVENTIONS LIMITÉES
S’il existe des lésions de gangrène limitées on a proposé de les traiter par des interventions portant directement sur elles, puis de réduire l’anse. C’est ainsi que l’on a conseillé :
En cas de perforation ponctiforme, la fermeture des perforations par des sutures en bourse.
En cas de sphacèle limité et suivant le nombre et la distribution des lésions :
— l’enfouissement ;
— l'incision longitudinale de l’escarre avec suture transversale (Jaboula y) ; — l'excision losangique (Chaput).
Ces diverses réparations faites, l’anse est réintégrée dans l'abdomen.
Ces méthodes, malgré quelques succès, doivent être abandonnées. D’après ce que l’on sait de l’anatomie pathologique de la gangrène herniaire, l’enfouissement est du même ordre que la réintégration d’un intestin simplement douteux, et compte la même mortalité (30 à 40 °/).
Nous avons vu que Dambrin préconise un moyen terme, après avoir enfoui les zones suspectes et établi une entéroanastomose au pied de l’anse, il réduit en laissant l’orifice herniaire largement ouvert et en disposant au contact, un sac de Mikuliez.