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IV. — La pleurésie des cardiaques

La pleurésie avec épanchement se rencontre surtout du côté droit; souvent^ comme l'a établi M. Rénon, l'épanchement collecté entre la base du poumon droit et le diaphragme est plus abondant qu'on ne s'imagine. Le médecin croit avoir affaire à un foie cardiaque : en réalité le foie est abaissé par l'épanchement pleural susjacent. Rien de grave d'habitude dans cette complication qui résulte fréquemment d'une congestion des bases. Lorsqu'un infarctus est enjeu ou une bronchopneumonie la gravité devient natarellement plus grande. Une ponction avec évacuation du liquide soulage d'ordinaire; les systoles cardiaques reprennent leur amplitude, la diurèse reparaît. La gravité de la pleurésie est subordonnée à celle de Tétat cardiaque causal.

Uhydrolhorax des asystoliques est le plus souvent bilatéral, ce qui le distingue de la pleurésie; plus prononcé k droite parce que les cardiaques se couchent plus aisément du côté droit que du côté gauche. Si le régime de réduction avec digitaline et théobromine ne réussit pas à provoquer la diurèse, mieux vaut, vers le troisième ou quatrième jour« pratiquer une ponction du côté le plus malade. Rien à craindre : les syncopes^ avec la précaution préliminaire d'une injection d'huile camphrée, ne se produisent pas et le sujet urine, une fois l'épanchement évacué.

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