‹ Le traitement des maladies du cœur et de l'aorte en clientèleChapitre 8 sur 58 · I. Le tort des axiomes médicaux est d'enfermer une · texte numérisé non relu

I. Le tort des axiomes médicaux est d'enfermer une

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formule trop large dans un cadre inextensible. Le praticien, qui guide sa conduite sur des lumières de cet ordre, risque fort de trébucher dans des coins d'ombre qu'il n^avait point prévus.

Deux règles opposées s'inscriyent en tête de Thygiène physique du cardiaque : la première préconise le repos, et la seconde l'exercice. Dans un ouvrage récent, M. Heckel affirme qu'il a est indispensable de prescrire l'exercice aux cardiaques* ». Nous ne saurions trop nous élever contre semblable conseil. Tant que le myocarde ne fléchit pas, sans doute, l'exercice est utile, il aide le travail du cœur en facilitant la circulation veineuse. Lorsque le myocarde a fléchi, c'est autre chose. La digitaline devient à ce moment l'aliment quotidien du cardiaque ; il peut se passer d'aliments solides et de viande, non de digitale, celle-ci devant être continuée avec de légères interruptions jusqu'à la fin de ses jours. Un travail musculaire par là-dessus risque fort de dépasser les limites. Que certains cardiaques obèses, que certains angineux obèses se trouvent bien des mouvements ordonnés avec prudence, nous y consentons. Mais degrdce ne gt^néralisons pas.

Heckel, si enthousiaste qu'il soit de la méthode, avoue du reste « qu'il faut réserver le repos à la phase asystolique ». Or, les praticiens, ceux qui soignent vraiment les malades, savent que rien n*est fréquent comme le retour de Tasystolie, celle-ci apparue une première fois.

C'est à peine si certains exercices sont permis et avec d'autant plus de circonspection qu'ils s'appliquent

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