NÉVROSES
Souvent d’ailleurs, en même temps que la névralgie ou la névrite, il y a une névrose réelle : neurasthénie^ hysplus rarement épilepsie, justiciable avant tout de l’hygiène générale. Gosselin signalait souvent l’inutilité des interventions opératoires chez ces sujets nerveux qui souffrent beaucoup et toujours, sentant pour un petit mal une grande douleur. Lasègue avait créé pour ces cas son groupe des « névralgies-névroses », succession de douleurs hasardeuses erratiques, où tout est caprice. La névralgie générale de Valleix, dont un cas offrait jusqu’à quarante et un points douloureux distincts, a bien des traits cliniques communs avec la neurasthénie. Cependant, à côté de ces formes vagues, l’hj^s-
térie donne également des formes absolument typiqueset nettement individualisées. La névralgie faciale, la sciatique hystérique sont assez fréquentes. Leur ténacité, les plaintes incessantes des malades conduisent souvent à pratiquer des opérations. La proposition de l’intervention opératoire est accueillie sans résistance et presque avec joie par les hystériques. Le succès thérapeutique après ces interventions est très rare. Le diagnostic de l’hystérie doit donc être particulièrement discuté avant toute opération chirurgicale. L’anesthésie cutanée, fréquemment superposée à la névralgie, offre pour ce diagnostic une grande valeur.