L.\ NÉVRALGIE FACIALE
restent un excellent procédé. Elles ont souvent abouti à des guéi isons durables. En raison de leur bénignité et de leurs succès fréquents ces résections doivent, pour Chipault, être toujours essayées tout d’abord. La multiplicité des branches atteintes, bien qu’étant en général un symptôme en faveur d’une origine centrale, n’est pas elle-même une contre-indication absolue. Parfois même la résection d’une seule branche, la plus douloureuse, a pu suflir. La valeur théorique de l’objection souvent faite contre ces résections de rameaux périphériques : l’origine centrale de la plupart des névralgies et surtout des névralgies étendues à la totalité du trijumeau, est elle-même discutable. L’accalmie transitoire, qui fait rarement défaut, prouve tout au moins, suivant la remarque de Ballet, une action puissante de ces sections périphériques sur les prolongements centripètes du neurone. Elle permet d’espérer dans quelques cas une réaction plus durable et une disparition de l’irritation centrale.
Quels sont les résultats immédiats et éloignés des névrotomies? Sur 135 opérations réunies par Wagner, on trouve 6 décès appartenant pour la plupart à la période préantiseptique et 10 insuccès immédiats. Sur les 119 améliorations obtenues, on en compte 24 d’une durée inconnue et 18 suivies seulement pendant quelques mois. Mais on note aussi 23 succès semblant définitifs et maintenus après plusieurs années. On trouve enfin signalées 32 récidives dont 20 -survenues après plus d’un an.
Cette question des insuccès immédiats et des récidives précoces a été bien étudiée par Chipault. Les névrectomies n’enlevant qu’un très petit segment de nerf, les simples névrotomies àplus forte raison sontsui vies d’une cicatrisation et d’une régénération extrêmement rapide. Dans les opérations pour récidives, quand on examine le point du nerf primitivement opéré, on est surpris de la régénération parfaite. Celle-ci est parfois telle qu’on mettrait presque en doute la réalité de la première sec-