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LES NÉVRITES VISCÉRALES

Les névrites viscérales^ plus encore que les névralgies, se l'attachent elles aussi plutôt à l’étude des lésions des divers organes qu’à celle des névrites en général. On doit cependant mentionner les névrites viscérales qui accompagnent souvent les polynévrites diffuses. Elles fournissent des indications thérapeutiques importantes. La paralysie dip htéritùj ne oKve\xn type fréquent de ces associations (1). A côté des formes classiques et communes limitées au voile du palais, on observe des formes plus rares, presque généralisées. Muscles des membres, du dos et de la nuque, muscles du larynx, nerf optique, nerfs de la vessie et du rectum, diaphragme sontsimultanément touchés. Mais l’accident important est la par-

(I) A.-F. Plicque. — La paralysie diphtéritique et son traiteiueut. Presse médicale, 27 août 1898.

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ticipation du pneumogastrique. Celle-ci se traduit par des troubles stomacaux (vomissements, dilatation de l’estomac), cardiaques (palpitations, arythmie du pouls, syncopes), respiratoires (dyspnée, congestion, accumulation de mucus dans les bronches). Plus les troubles paralytiques, même sans être très intenses, sont diffus et généralisés, plus les accidents graves du côté du pneumogastrique sont à craindre.

La strychnine est un excellent tonique dans ces névrites diffuses. Son emploi doit être modéré et suspendu dès qu’apparaissent les plus légers tressaillements musculaires. Dans les formes très graves avec collapsus cardiaque, les injections sous-cutanées de strychnine viendront utilement en aide au autres stimulants du cœur ; on débutera par une demi-seringue de Pravaz de la solution suivante :

Eau distillée 10 grammes.

Sulfate de strychnine 5 miliigr.

La faradisation rend aussi de grands services. L’action réflexe, très utile, attribuée par Duchenne de Boulogne à la faradisation de la région précordiale^ est réelle. Le courant doit être modéré. Pour apprécier son intensité, Duchenne recommandait de tenir le tampon dans la paume de la main et de promener doucement sur la région précordiale l’extrémité des doigts. Le courant passe ainsi par l’intermédiaire delà main de l’opérateur devenue vraiment une main électrique. Duchenne attribuait à la faradisation des parties postérieures du thorax contre la dyspnée une action réflexe également très utile. Celle-ci est plus aléatoire. En cas de paralysie du diaphragme, la faradisation au moyen de deux tampons appliqués au cou, dans l’intervalle des scalènes, est au contraire un précieux excitant des nerfs phréniques.

LES NÉVRTTES CHIRURGICALES.

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