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EXPLICATION DE LA PLANCHE II

Fig. 63. — Très large plaie de la région postérieure de la jambe (blessé n" 318). — a) 10 janvier. Plus de 100 microbes par champ de microscope. - h) 12 janvier. Environ 10 microbes par champ de microscope. — c) 16 janvier. Un microbe à peine par champ de microscope.

(Les figures ' ne • représentent-que la partie centrale du champ microscopique.)

Fig. 6i. — Courbe représenlant la stérilisation de la plaie du blessé 518. Le 10 janvier la plaie contenait un grand nombre de microbes. Le 16 janvier, on ne trouvait’plus qu'un microbe environ par champ de microscope, et le 20 janvier les microbes avaient complètement disparu des frottis.

traitement des plaies infectées

[Fig. 65.1

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EXAMEN BACTÉRIOLOGIQUE.

faits par la même personne et dans des conditions identiques, les résultats sont suffisamment comparables entre eux, et que l’évolution de la plaie sou^ l’influence du traitement peut être suivie assez exactement.

Le moment de la disparition des microbes est indiqué de façon suffisamment précise par la technique précédente. A partir du moment où les sécrétions ne renferment plus qu’une dizaine de microbes par champ de microscope, la numération devient plus facile (fig. 65, B et 64). Elle, peut être faite avec plus de précision lorsqu’on ne trouve plus que un ou deux microbes par champ (fig. 65, C). Si les sécrétions recueillies en des régions différentes d’une plaie, ne contiennent pas plus d’un microbe par cinq ou dix champs, on doit considérer la plaie comme chirurgicalement stérile.

Cependant, il est nécessaire de prendre en considération les signes cliniques. En effet, une plaie dont les sécrétions ne montrent plus de microbes sur les frottis, peut cependant être encore infectée. Lorsqu’une plaie a suppuré pendant longtemps avant d’être soumise à la stérilisation chimique, des microbes ont été englobés déjà dans le tissu de cicatrice. La surface de la plaie peut être stérile, tandis que des microbes restent à l’état latent dans les parties profondes. Dans ce cas, l’histoire clinique indique au chirurgien que les parties profondes d’une plaie, en apparence stérile, peuvent être infectées et ([u’en refermant cette plaie, on ne doit pas appliquer dans la profondeur des points interstitiels qui produiraient nécessairement une réinfection. Dans les plaies qui n’ont jamais suppuré et dont les sécrétions sont stériles, des diverticulunis ont pu échapper au liquide antiseptique et servir de refuge à quelques microbes. C’est pourquoi la température du blessé doit toujours être examinée. Si un homme porteur d’une plaie en apparence stérile présente une température de 57°,8 ou 57“,9 le soir, il est probable que, dans l^plaie, existe un petit recessus isolé de la cavité principale et qui n’est pas complètement désinfecté.

La disparition des microbes des frottis ne signifie nullement que la plaie soit réellement aseptique. Elle indique simplement que le degré de stérilité compatible avec la fermeture de la plaie est atteint. Nous recherchons, en effet, l’asepsie chirurgicale et non l’asepsie bactériologique ('). Dans la majorité des

(‘) Pozzr. Bulletin de l’Académie de Médecine, séance du tl janvier 1916.

cas, les sécrétions des plaies dont les frottis ne contiennent plus de microbe, donnent encore des cultures positives. Certains auteurs, tels que Policard('), croient même que la stérilisation chimique ne permet jamais d'obtenir 1 asepsie vraie dune plaie. Cependant, à l’aide d’une technique précise, la surface ' d’une plaie peut être rendue assez aseptique pour que les cul¬

tures des sécrétions restent stériles. Nous avons pu obtenir ce résultat dans plusieurs cas (^). Mais ce degré d’asepsie ne présente pas d’intérêt pratique.

En somme, l’examen bactériologique, sous la forme simplifiée que nous venons de décrire, doit être considérée comme une partie indispensable de la méthode de stérilisation des plaies, car il permet de suivre pas à pas la marche du traitement et de le modifier si le nombre des microbes ne diminue pas de façon progressive. Seul, il peut indiquer à quel moment

une plaie doit être refermée. En effet, il ne faut jamais suturer

une plaie, lorsqu’on ignore ce qu'elle contient. Malgré son manque de précision scientifique, l’étude des frottis donne au chirurgien les renseignements cliniques qui lui sont indispensables pour la direction du traitement.

(^) POLICARD. LOC. Cit. . * ,

C-) M. Vincent a trouvé que six fois sur dix-neuf blesiures traitées avec la technique habituelle à Compiègne par MM. Guillot et Woimant, 1 asepsie bactériologique avait été atteinte.

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