LES ECHECS ET LEURS CAUSES
.e.ice de l’infection dans une fracture de jambe ou de cuisse, élève l’incapacité définitive de 5 ou fO pour 100, à 2o ou 50 pour 100 et davantage. L’avantage de la suppression de 1 infection est donc évident. En guérissant les fractures sans esquillectomie éiendue, on évite le plus souvent les raccourcissements considérables des membres et les pseudarthroses. Les fistules n existent presque jamais chez les blessés ainsi traités. La guérison est plus complète, car un blessé atteint d’une fracture du tibia, du fémur ou de l’iiumérus, suturée au bout de quelques jours, ne présente ni l’atrophie musculaire, m les rétractions tendineuses, ni les raideurs articulaires qui, après les longues suppurations, rendent le membre presque mutile.
La stérilisation des plaies permet également d obtenir la euérison des plaies profondes des parties molles beaucoup plus facilement que par les autres méthodes. En effet, comme les tendons éi les muscles peuvent être sutures aussitôt que la plaie est stérile, les réunions sont meilleures. Les sutures nerveuses se font egalement dans d’excellentes conditions. Dans les plaies musculaires, les cicatrices profondes et douloureuses qui gênent le fonctionnement du membre, ne se produisent pa-^. 11 est certain que les économies, obtenues grâce a 1» stérilisation des plaies, d’ans le chiffre des pensions payées par 1 Etat, sont considérables.
ni. - LES ÉCHECS ET. LEURS CAUSES
Les échecs sont plus instructifs que les succès. Il est donc important d’examiner dans quels cas la méthode ne stérilise pas les plaies et quelles sont les causes de ces échecs.
V Plaies des parties molles non accompagnées de lésions osseuses. - Si l’on considère la stérilisation chirurgicale d’une plaie comme le but de la méthode, on peut dire que aucun échec n’a été observé depuis le mois de décembre 1915 Mais si le rôle de la méthode est de permettre la fermeture secondaire des plaies, la proportion des échecs s’eleve a environ 5 pour 100. Ces échecs sont dus aux causes suivantes :
a) Erreurs dans l’examen bactériologique. Malgré l’absence de microbes dans les frottis, la suture de la plaie fut sunie d5nfection. Cet accident fut très rare et toujours sans gravite.