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LAGARES
(Service central d’Electro-Radiothérapie de la Salpêtrière). A. 2064) 1.
Monsieur G.., 41 ans.
‘Employé dans une maison d’accumulateurs, le malade est habitué à manier du plomb. En Janvier 1930, il a pour la première fois des coliques avec vomissements. Cet état digestif a persisté jusqu’à l’entrée à la Salpêtrière où il est hospitalisé dans le service de M. le Professeur GUILLAIN.
Vers le mois de Mars 1930, ii commence à avoir de la difficulté à lever les bras et il souffre à l’occasion et en dehors des mouvements. Finalement une paralysie radiale bi-latérale s’installe, accompagnée de douleurs dans les membres inférieurs.
Le 30 avril 1930, un examen électrique est demandé, deux hypothèses ayant été faites : sclérose latérale et polynévrite saturnine. Cet examen révèle une réaction de dégénérescence partielle de tous les muscles du membre supérieur droit sauf le cubital antérieur! On diagnostique une polynévrite probablement saturnine et on institue un! traitement électrique : les 15 premières séances ont été faites transcérébro-médulllaires; les 15 séances de la deuxième série (Juin-Juillet) ont été faites avec un pôle sur les yeux et l’autre dans les aisselles.
Une grosse amélioration a été constatée à la suite de ces séries, en particulier sur les membres supérieurs où les douleurs ont disparu. Mais en Juillet le traitement a été interrompu car le malade ne pouvait rester sans travailler. L'état
est resté stationnaire. Quelques séances d’ultra-violet prati-
quées par médecin de ville n’ont amené aucun résultat.
En Décembre 1930, à fin d’expertise, M. le D' GUIBERT demande un examen électrique et voici ce que l’on! trouve à cette époque :
S (D Les ne portent le numéro de classement des fichiers où elles proviennent.
DR Ts
1°) Membres supérieurs. Le malade lève le bras droit à l'horizontale sans arriver jusqu’à la verticale. À gauche il n'arrive à l’horizontale que grâce à une combinaison d’élévation de l’humérus et de rotation de l’omoplate : le deltoïde et le grand dentelé sont insuffisants.
La paralysie radiale est incomplète : le long supinateur se contracte des deux côtés, mieux à droite qu’à gauche, bien que d’une manière imparfaite. Les poignets se relèvent mais sans force! Les extenseurs des doigts sont plus touchés à droite qu’à gauche : à droite ils sont tous paralysés, à gauche la paralysie est moins marquée pour l'index et le pouce. Le nerf radial est douloureux à la pression sur tout son trajet, en particulier au niveau du long supinateur. Le point d’Erb des deux côtés est très douloureux à la pression Réflexe olécranien normal et égal des deux côtés. Les réflexes radiopériostés existent des deux côtés. L’hypoesthésie à la piqûre existe dans tout le domaine du radial mais plus forte à droite qu’à gauchel
2°) Membres inférieurs. Là ïil n’y a jamais eu de gros troubles moteurs sauf un peu de difficulté pour s’asseoir et se relever de la position assise. Les mollets sont encore douloureux à la pression.! Les réflexes rotuliens et achilléens sont abolis des deux côtés. Quant aux réflexes cutanés-plantaires, ils sont en flexion.
3° On remarque, outre un! liseré saturnin discret, une imprégnation éthylique assez considérable : le malade avoue un litre 1/2 de vin par jour aux repas, des apéritifs et un café arrosé quotidien: Il semble donc probable qu’il s’est produit une généralisation polynévritique dûe à cet éthylisme.