MD QE
contre, les oscillations systolo-diastoliques de la pression carotidienne augmentent largement d’amplitude pendant l’expérience et cette perturbation circulatoire ne peut être imputée qu'à l'injection massive d’eau distillée. Au total, effet nul sur la pression carotidienne.
Sur un autre animal, ces mêmes expérimentateurs font une contre-épreuve. Dans les mêmes conditions que précédemment, ils lui injectent 50 centimètres cubes de sérum physiologique et ils constatent les mêmes effets d’hypertension transitoire rachidienne, mais sans perturbation artérielle. Ils injectent alors 3 à 4 fois coup sur coup 50 centimètres cubes de sérum et observent alors une sommation des hypertensions provoquées ; la pression rachidienne s’élève alors de 3 à 4 centimètres d’eau et cette hypertension persiste jusqu’à la fin de l'expérience. Tout se passe comme si la masse liquidienne injectée, ayant remph au maximum le système veineux, avait distendu les plexus encéphaliques et rachidiens, diminué de ce fait le volume des espaces arachnoïdiens et augmenté la pression du liquide céphalo-rachidien.
Lericue en 1915, avait déjà observé que l'injection intraveineuse de 250 centimètres cubes de sérum physiologique provoque en 4 à 5 minutes, chez les hypotendus un remplissage des espaces sous-arachnoïdiens et il préconisait récemment en cas d’échec de l’eau distillée, injection sous la peau ou dans la veine de 500 à 1000 centimètres cubes de sérum physiologique et des réinjections, les jours suivants.