‹ Le Traitement du Cancer VésicalChapitre 13 sur 19 · EAST NE · texte numérisé non relu

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forcer de passer d'emblée suffisamment à distance du néoplasme et d’enlever d’un seul bloc la tumeur et sa base d'implantation. La vessie ouverte, on examine soigneusement l’intérieur de la cavité vési-

MEANS cale pour voir s’il n'existe pas un prolongement de la

Fig. 9. — Un deuxième plan de points séparés complète la fermeture de la vessie.

tumeur ou une petite lésion accessoire qui aurait échappé à la cystoscopie. La paroi de la vessie est alors suturée en deux plans par des points séparés, un premier plan total (Fig. 8) et un deuxième plan enfouissant le précédent (Fig. 9). On laisse un orifice pour passer un tube de Marion assez fort ; des compresses sont tassées au niveau des décollements

nn que

latéro-vésicaux, la paroi vésicale est elle-même amarrée par des points de catgut à l’aponévrose du grand droit (fig. 10). Les mèches latérales situées au niveau des zones décollées ont pour but d’éviter

Fig. 10. — La brêche vésicale est relfermée en deux plans ; un tube de Marion est placé. Deux larges compresses sont mollement placées dans les décollements latéro-vésicaux.

(Erratum. — C’est un tube de Marion qui devrait se trouver à la place du tube de Freyer représenté).

la cellulite qui est le principal danger au cours des suites opératoires.

Deuxième cas : La tumeur occupe une région basse de la vessie. [Il est indispensable dans ce cas de pour-

suivre l’extrapéritonisation de la vessie très complètement en décollant surtout le côté où se trouve la tumeur. On incise au bistouri électrique la paroi vésicale de façon à encercler celle-ci en donnant

Fig. 11 et 12. — Cas de tumeur basse. Ouverture de la vessie pour bien voir la tumeur. L’incision se porte en bas et circonserit la tumeur à dis-

tance, enlevant toute la paroi vésicale qui la porte.

à la zone d’incvision la forme d’une raquette (fig. 11- 12). La suture de la paroi vésicale se fera avec une

aiguille courbe de Haceporn. Il faut avoir soin

de dranicr larcement l’espace péri-vésical non seulement par d èches mais par un gros drain. Le

reste d ntion est analogue au cas précé-

nn —

dent (fig. 13). Un problème un peu. spécial est posé lorsque la tumeur est au contact de l’orifice urétéral. Dans ces cas pour que l'intervention soit complète et qu’il n’y ait pas de récidive la section

Fig. 13. — Suture de la vessie en commençant par le bas ; points séparés à l’aiguille demi-courbe.

de l’uretère s’impose et sera délibérément pratiquée. D'ailleurs, il est un principe général en matière de cystectomie : pas d’excision trop pareimonieuse, il ne faut pas trop se préoccuper de la reconstitution ultérieure de la vessie. Il suflit en réalité de peu d’étofle pour pouvoir refaire une vessie. Dans les

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résections très étendues ce qui reste de l’organe vient, après suture, se mouler sur le tube de Marion et dans les mois qui suivent on assiste progressivement à une distension de la paroi vésicale qui se reconstitue sans toutefois jamais acquérir sa capacité primitive.

Par conséquent si l’uretère à du être coupé, deux solutions sont possibles :

1. — Le réabouchement de l’uretère à la vessie (urétérocystonéostomie) ;

2, —— La ligature de l’uretère avec néphrectomie secondaire. |

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