‹ Le Traitement du Cancer VésicalChapitre 6 sur 19 · RE RER · texte numérisé non relu

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plus souvent, au moment de traiter un malade, aucun renseignement sur le degré plus ou moins grand de malignité de la tumeur et, ce qui prouve bien cette énorme différence de la malignité des tumeurs vésicales, c’est que, certaines, malgré une exérèse large et bien conduite, récidivent rapidement, tandis que d’autres qui ont subi une ablation incomplète, évoluent avec une remarquable lenteur.

€ Entre le papillome bénin et le cancer le plus malin, tous les stades intermédiaires se voient.

« Le diagnostic du cancer vésical est parfois diffiaile et comporte des incertitudes. C’est la cystoscopie qui.-en est la base, c’est elle qui permet de l’aflirmer, mais si bien souvent, l’aspect cystoscopique du cancer est caractéristique, 1l y a des cas où l'erreur presque inévitable à été commise, même par les plus compétents.

« Certaines cystites ulcéreuses ou œdèmes simulent à s’y méprendre le cancer et ces observations viendront à l'appui du succès de la méthode employée, s'il n’y a pas d'examen histologique de contrôle pour redresser l'erreur.

€ Dans le groupe des tumeurs pédiculées dites papillomes, la différenciation est parfois malaisée, entre un papillome en voie de dégénérescence, un épithélioma papillaire où un papillome bénin. Parmi les tumeurs que nous électrocoagulons, il en est qui ont déjà subi une dégénérescence et il est impossible, la tumeur détruite, d’être renseigné avec une certitude absolue et de connaître la nature intime de la

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tumeur détruite. Certaines resteront guéries, d’autres donneront lieu à des récidives. |

€ Aussi, pour bien juger la valeur des traitements utilisés, il ne faut retenir que les cas où un examen microscopique a été fait. Or, les biopsies faites par voie cystoscopique sont difliciles ; souvent la pince ne ramène qu’un petit fragment en surface dans une zone flottante, la prise est faite où l’on peut, au point où elle se présente la plus facile, et c’est souvent une zone de nature bénigne. Les suites postopératoires viennent donner un démenti à cet examen biopsique incomplet ; de plus, il y a toujours un doute sur la base d'implantation de la tumeur, qui serait pourtant le point essentiel à connaître, celui où 1l faudrait pratiquer la biopsie, ce qui, dans la plupart des cas, est impossible. »

2) La radium-thérapie.

Dans un second temps, les méthodes se modernisant, on essaya les applications de radium qui soulevèrent, à l’époque de ses débuts en thérapeutique, les plus grands espoirs. Toutes les techniques furent employées, toutes les voies d'application tour à tour portées aux nues et répudiées. On tenta par voie cystoscopique avec cystoscope opérateur, par cystostomie à vessie ouverte. Des centaines de travaux furent entrepris, d'innombrables observations rapportées aux sociétés scientifiques du monde en-

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tier. Quelques communications intéressantes récompensèrent ces efforts. Mais les déboires furent éerasants. Dans la grande majorité des cas la récidive avait été la règle. De plus, le radium provoquait des cystites, des douleurs effroyables, rendant son application très difficile. Il a fallu arriver à la désolante conclusion que le radium seul est impuissant, qu'il ne peut donner, au prix d’intolérables souffrances, que des améliorations éphémères, des survies de durées le plus souvent exrguës, des haltes dans l’évelution implacable du néoplasme. Le radium à aujourd’hui derrière lui un recul suflisant pour qu’une vue d'ensemble soit possible. Les conclusions émises par ses. pionniers n’ont que très peu varié. Le radrumi sauf dans des cas exceptionnels, ne peut guérir définitivement. L'évolution, momentanément ralentie, reprend son essor. La seule technique qui survit actuellement, c’est celle de laiguillage de la tumeur par des aiguilles radioactives. Mais il faut savoir que cette pratique est dangereuse à cause des accidents qu’elle provoque : radie-néerose et intoxication des

malades par des substances de désmtéoration de l'organisme.

3) La. Roentgenthérapie.

Devant ce double échee de la radiumthérapre et de l’électrothérapie, il! était logique de chercher autre

chose. On. se Loinma vers. la Rœntgenthérapie. IE

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