‹ Le Traitement Du Goitre Exophtalmique SyphilitiqueChapitre 11 sur 28 · A 'AD · texte numérisé non relu

A 'AD

Goitre net mais peu volumineux. Grosse tachycardie qui atteint parfois 160 battements à la minute.

Le réflexe-oculo-cardiaque diminue la tachycardie de 20 pulsations environ.

Tremblement généralisé. Instabilité de caractère, sueurs abondantes, bouffées de chaleur.

Aucun trouble des réflexes. Réaction de Wassermann positive. La malade est mise au traitement par le néosalvarsan, elle reçoit successivement o gr. 15,0 gr. 30, o gr. 45, o gr. 60 et deux fois o gr. 95. Il semble y avoir une amélioration considérable à la suite du traitement : le tremblement a disparu, les yeux semblent avoir diminué, la tachy-

cardie est à 100, seul persiste le goitre.

OgBservarioN XX VI {Sabouraud, Presse médicale, 19 nov. 1917, p. 659). — Femme de 5o ans qui présente à droite un énorme tubercule de Carabelli, à gauche une molaire aurifiée mais dessinant la forme d’un même tubercule symétrique.

À 25 ans, attaque de pelade en aires multiples d’origine hérédo-spécifique pour Sabouraud.

À 32 ans, apparition d’un goitre exophtalmique qui a été trois fois opéré mais résiste. |

Aucun renseignement sur le traitement médical prescrit et

ses résultats.

Goitre exophtalmique et syphilis héréditaire

Il n’est pas exceptionnel de rencontrer chez les jeunes enfants le goitre exophtalmique et dans ces cas, il faut soupçonner la syphilis.

« C’est au cours de l'infection syphilitique héréditaire principalement que nous sommes amenés à

rencontrer dans la pratique journalière les cas de

goitre exophtalmique les plus frustes.

Chez les hérédo-syphilitiques en effet nous observons, grâce à la torpidité de l'infection, des dégradations morbides infiniment atténuées et c’est à l’occasion de ces cas qu'il y aura lieu, dans un avenir prochain ainsi que nous l’indiquons dans notre étude diagnostique de recourir aux moyens de laboratoire susceptibles de déceler la perturbation de la sécrétion thyroïdienne » (Schulmann).

Cas de goitre exophtalmique au cours de la syphilis héréditaire

OBSERVATION XXV (Inédite). — (E. Schulmann. Thèse, 1918, p. 66. Le Goitre exophtalmique syphilitique). Femme ayant fait 3 fausses couches, ayant eu un enfant mort-né et un enfant en bas-âge. Céphalée, syndrome de Basedow avec réaction de Wassermann positive.

Grande amélioration par la cure hydrargyrique.

Je réserve, pour le chapitre qui aura trait au traitement du goitre exophtalmique syphilitique, quatre

observalions inédités, toutes récentes, qui m'ont été obligeamment communiquées par le D' Frauquet, de Reims.

Goitre exophtalmique familial et syphilis

Déjerine dans sa thèse (1886) sur l’hérédité dans

les maladies du système nerveux, consacre au goitre exophtalmique un long paragraphe.

« Le goitre exophtalmique, écrit Déjerine, appartient à la famille neuro-pathologique ; il en fait partie d’une part par l’hérédité, d'autre part par les coexistences symplomatiques. |

& L'hérédité est rarement similaire, lorsqu'elle présente ce caractère elle est tantôt directe, tantôt collatérale. Elle est le plus souvent dissemblable et on rencontre par ordre de fréquence chez les ascendants : l’hystérie d’abord, puis les vésanies et l’épilepsie, plus rarement des affections nerveuses à substratum anatomique, la paralysie générale, par exemple. :

« On peut donc voir, conelut Déjerine, la taladie de Basedow coexister avec les manies, les vésanies, l’hystérie, la chorée et ceci n’est point spécial à cette affection, mais indique simplement les mutations nombreuses et incessantes que l’on trouve dans toutes les névroses ».

Baylac, dans un article sur l’hérédité similaire

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