II. — Traitements médicamenteux et organothérapiques
1° Le salicylate de soude, à des doses faibles, de 1 gramme à 2 grammes par jour pendant plusieurs mois, améliore certains goitres exophtalmiques.
2° Le sulfate de quinine, à la dose de 1 gramme à 1 gr. 50 par jour, est employé seul ou associé à
l'ergot de seigle comme médicament vaso-constricteur. |
3° La médication antithyroïdienne, basée sur la théorie de l’hyperthyroïdation, a été utilisée pour la première fois par Ballet et Enriquez. Son principe est le suivant: neutraliser l’excès de la sécrétion
thyroïdienne par l'emploi du sang d'animaux privés :
de corps thyroïde. La préparation couramment employée en France est l’hémato-éthyroïidine.
La dose indiquée par Enriquez est la suivante: I cuillerée à café aux trois repas, la première semaine ; deux cuillerées à café la seconde ; 3 cuillerées à café à la troisième semaine.
Il est utile d’intercaler un repos d’uné semaine après trois semaines de traitement et continuer ainsi pendant des mois. La médication peut être suspendue, si, au bout de ce temps, elle n’a donné aucun effet.
Les résultats de ce traitement sont les suivants : 80 0/0 des cas sont améliorés 10 o/o sont guéris, 10 0/0 non influencés ou aggravés (Sainton).
4° La Sérothérapie thyro-toxique, employée surtout en Amérique, a été peu utilisée en France. Son principe dérive de la découverte des sérums cytotoxiques et consiste à détruire électivement les cellules thyroïdiennes.
Son mode de préparation et d'application n’est pas au point.
5° L’opothérapie thyroïdienne semble paradoxale chez des sujets en état d’hyperthyroïdation. Le fait