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bien il prolonge la période de repos entre deux séries (3° loi).
Or, dans l’établissement d’un traitement, il faut toujours en considérer l’application pratique ; et nous verrons plus loin comment l’adjonction à l’arsenic d’une autre médication, spécialement d’une préparation insoluble, intervient pour atténuer et même éviter les conséquences néfastes d’un traitement arsenical insuffisant.
Bref, bien que ces lois n’aient pas toujours été appliquées avec toute leur rigueur, il n’en est pas moins vrai que dans la pratique, malgré une application intensive et prolongée (comportant de nombreuses séries), des accidents résistent au traitement purement arsenical:
En somme, si une arsénorésistance théorique (celle qui remplirait entièrement toutes les conditions précitées) est l’exception, il semble qu'il y ait eu suffisamment d'observations d’arsénorésistances pratiques pour justifier l'emploi du traite: ment mixte simultané.
En effet, de nombreuses observations montrent que les lésions rebelles à l’arsenic cèdent presque toujours aux autres médications spécifiques.
« De plus, par l'exemple d’autres maladies à protozoaires, écrit M. Ravaut, nous savons qu'il y a avantage à ne pas faire sans cesse la même thérapeutique: dans le traitement de la syphilis, il est également bon de rompre à chaque instant l’accoutumance que les parasites peuvent contracter à l'égard de tel ou tel médicament. » (Syphilis, amibiase, paludisme).
Pourquoi donc attendre d’avoir constaté que la syphilis ne cédait pas à la médication arsénicale seule et laisser l’infection progresser et s'organiser en foyers profonds, encore plus difficiles à réduiré, alors qu’il est si simple de faire béné-
ficier le malade, dès le début, de l’association pluri-médicamentense simultanée.
B. — La moindre fréquence des lésions nerveuses
après le traitement mixte simultané
Assez vite on s’aperçut que l'emploi exclusif de l’arsenic prédisposait à l'apparition ultérieure d'accidents nerveux.
En 1012 déjà, M. Ravaut (Presse Médicale du 2 mars 1912), ayant pratiqué de nombreuses ponctions lombaires, constatait en outre la fréquence considérable des réactions méningées et en recherchait la cause. Quelques années plus tard, révisant ses travaux antérieurs et mettant au point la question, cet auteur écrivait (Syphilis, paludisme, amibiase, 1920) :
« Les accidents nerveux étaient beaucoup plus nombreux et plus graves autrefois; ils étaient dûs alors à la violence des réactions déterminées par l’ancien arsénobenzol, aux précipités que produisent les solutions mal neutralisées et à l’insuffisance des traitements arsenicaux.
Depuis l'apparition des novarsenobenzènes et de la prolongation des traitements, ces accidents sont beaucoup plus rares, mais la fréquence des réactions méningées n’a pas diminué. D'après des statistiques récentes (Gennerich), certains auteurs les trouveraient plus fréquentes chez des malades qui n’ont reçu que des traitement arsenicaux. Pour ma part, en examinant de nombreux liquides céphalo-rachidiens, j'ai été frappé de la fréquence des réactions albumineuses pures, sans réaction cellulaire ni réaction de fixation positive, chez des malades n'ayant reçu que des sels arsenicaux et examinés longtemps après la cessation du traitement. Ce
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