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— 46 — : RP is ET:
Par la suite, l'enfant continue à souffrir à intervalles +
irréguliers et il présente toujours un ventre volumineux et TR
de la fièvre. On ne note aucune constipation. HE Re = © Le Professeur LERICHE se demande alors s’il ne s’agit pas d'une dilatation d'organe et il demande une urographie, un examen gastrique et un lavement baryté.
L'urographie faite le 17 février 1943 montre nettement l'existence d’une hydronéphrose droite avee un bassinet | globuleux et plus grand que le gauche. | De:
Une radioscopie gastrique après ingestion de bouillie * baryiée montre un estomac d'aspect et de transparence normaux. !
Le lavement baryté pratiqué le 15 mars montre une sig- : moide montant verticalement jusqu’à la hauteur de la pre- mière lombaire. Il est de calibre supérieur à la normale (7 em. 1/2). Il redescend ensuite jusqu'à hauteur de la 2 vertèbre lombaire puis, décrivant une courbe à convexité gauche, il remonte jusqu'à la partie inférieure de D, E Si où il va se diriger en bas et à gauche vers la fosse iliaque ee | gauche pour venir dessiner un côlon descendant normal. Le transverse présente une bouele supplémentaire dans sa moitié gauche et une autre bouele en W à son extrémité droite. Le cœcum est très large, ampullaire, et atteint 9 em.
En résumé, mégadolichosigmoïde et mégacæoum.
On fait alors un test d'épreuve par une série d'infiltrations splanchniques qui améliore l’état douloureux et le ballonnement abdoeminal.
On intervient en 2 temps sur les chaînes sympathiques lombaires et sur le splanchnique droit de façon à s’adresser en même temps à l’hydronéphrose, DER
NS
via de 1 4 : 80
MT
L'enfant a bien supporté ces 2 interventions dont les suites ont été absolument normales. Les résultats immédiats ont été sabisfaisants au point de vue fonctionnel. Malheureusement il a été impossible de faire une radiographie de contrôle.
En tous cas, les nouvelles reçues au mois de mai sont excellentes. Le ballonnement abdominal si impression-
. nant à disparu ainsi que les crises douloureuses.
OgsErvaTION XVII.
(Due à l’obligeance du Dr GarezziEn).
Mégadolichocôlon guéri par la résection des grand et petit splanchniques droits et l’ablation des 127, 2°, 3€ ganglions lombaires gauches.
Le jeune M... André, est âgé de 4 ans. Sa grand’mère Vamène le 10 octobre 1942 à la consultation du DT GATEL- Lier aux Petits Ménages, et présente un cliché radiogra-
phique datant du 23 mars. Son histoire clinique est ty-
pique : depuis sa naissance, cet enfant a présenté des troubles du transit intestinal, caractérisés par des périodes de constipation opiniâtre, durant 8 jours environ et suivies de débâcles où il y a élimination d’une grande quantité de matières pendant 1 à 2 jours. Ces débâcles s’accompagnent d’incontinence.
L'examen radioscopique du 23 mars a été pratiqué par le Dr Gigerr qui note : le cheminement du lavement opaque est gêné par une intense aérocolie. Dilatation et allongement du sigmoïde dont le déroulement se fait dans la fosse iliaque droite. Allongement du côlon descendant. La
as 4 =
présence abondante de gaz n’a pas permis la progression: du lavement au delà du descendant.
Conclusion : Mégadolichocôlon (sigmoïde et desceridant).
A l’examen, l’enfant est un peu pâle et d’un aspect chétif. On est frappé par le volume considérable de son abdomen qui est globuleux, tendu, avec déplissement de l’ombilie et très légère circulation collatérale. Cette distension s’accompagne d’une gêne respiratoire assez marquée et d’un thorax très évasé dans sa partie inférieure.
A la percussion, tout l’abdomen est tympanique. Le péristaltisme est visible sous la peau et on le réveille par la manœuvre de Von WauxL. L’appétit est excellent.
On ne relève aucun antécédent héréditaire. L'enfant est né à terme ; l’examen général ne révèle rien d’anormal.
Devant ces symptômes, et les images radiographiques, le Dr GATELLIER porte le diagnostic de malade de Hirschsprung. L'enfant est hospitalisé.
Le 24 octobre, SERVELLE pratique une infiltration splanchnique sous écran. Trois clichés sont pris. Le des-
cendant et le sigmoïde qui sont très dilatés avant l’infil-
tration et qui sont remplis de gaz, réagissent peu à l’injection de scurocaïne. Il y a expulsion très incomplète sur la table. Une radio de contrôle prise 1/2 heure après l’infiltration, est beaucoup plus caractéristique. Les modifications sont importantes puisque le sigmoïde présente un calibre moitié moindre que ce qu’il était avant l’infiltration. On ne note aucune amélioration clinique.
On pratique alors 2 infiltrations splanchniques bilatérales et 4 unilatérales. L'enfant reste très ballonné et
l’on doit recourir à la prostigmine et au sérum hyperto-
nique qui pendant 15 jours assurent une selle journalière.