‹ Le Traitement neurochirurgical du Mégadolichocôlon d'après 20 observationsChapitre 34 sur 36 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Les résultats du traitement neuro-chirurgical

du mégadolichocôlon.

= Nous l'avons déjà dit, l’infiltration splanchnique seule sera réservée aux cas peu marqués. Il faut d’ailleurs faire remarquer ici qu'avant de commencer ce traitement, il importe d’évacuer le côlon par des purgations répétées. Il ÿ a quelques mois, le profes- seur ABrami adressa au professeur LerionE une madade atteinte de mégacôlon constaté radiologiquement et présentant une constipation particulièrement tenace. Un traitement par les infiltrations splanchniques fut institué. À la 2° injection aucune amélioration n’était survenue. On fait prendre à la malade une purgation. À la 4° Aujection la malade est complètement transformée : elle va régulièrement à la selle chaque jour, ce qui ne lui est pas arrivé depuis des années. Après cessation du traitement, le résultat se maintient.

Actuellement, Lericne pense que, dans tous les cas où l’amélioration est lente à la suite d’infiltrations et qu’il existe des signes radiologiques nets, il faut

intervenir. Cette opinion est basée sur le fait que les

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sympathectomies pour des indications digestives ves n'ont | aucune gravité. Serveize dans sa thèse rapporte “4 Fe 26 interventions sympathiques pour RTS = à côlon sans un dés. Nous en repportons 11 Ses | aucun accident, ce qui fait dans le service de Lencne, | depuis 19%0, un total de 37 cas.

Nous pouvons dire que la sympathectomie es avec où sans splanchuisectomie n'est pas plus grave que l'appendicectomie.

Nous rappellerons pour mémoire que la mortalité | dans KR colectomie s'élève à 10 % et Jo %. Parier signale d'ailleurs que sur 117 cas de megacôlons traités par la neurothirurgie, il y a eu 85% de guérisous ou d'améliorations notables, 12 % d'échecs et seulement 2 décès. |

Du point de vue de la qualité des résultats, parmi les cas que nous rapportons, un seul est un résultat | incomplet. C'est celui de notre observation n° X. Dans ce cas. il s'agissait d'une dilatation vraiment énorme (14 cm. 1/3) portant sur tout le côlon descendant et l'on comprend facilement que cœ gigantesque côlon aux parois très épaissies ne reviennent que lentement à un fonctionnement et à des dimensions à peu près normaux.

Dans ces cas de maladie de Hirschsprung de calibre vraiment exceptionnel, il faut toujours commencer par la double sympatheciomie. Les observations de LericRe rapportées par ses élèves Vassinaros, Cuve- E—. REAUX, SRRVELLE, montrent que dans la majorité — = cas, cette double intervention suffit. -

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