‹ Le Traitement Obligatoire de la SyphilisChapitre 12 sur 15 · A COLOGNE · texte numérisé non relu

A COLOGNE

La déclaration des maladies vénériennes se fait automatiquement du fait que tout malade est tenu de se présenter personnellement au centre afin de faire viser sa carte d'assurance, sans quoi la caisse ne rembourserait pas les frais.

La plus grande discrétion est apportée dans toutes les questions concernant le traitement des maladies vénériennes ; les plus petits détails sont prévus, tel que l’emplacement du centre, la disposition des locaux, le nombre des salles d’attente, l'inscription des malades, tout tend à contribuer à leur sécurité.

Le secret professionnel est rigoureusement exigé du personnel.

La plus grande discrétion est apportée également dans la question du dépistage des sources de contage. Les personnes indiquées sont convoquées généralement par écrit, à l’exception des professionnelles qui, à Cologne, font l’objet d’un arrêté mis à exécution par un agent en civil qui est chargé de les emmener au Centre pour y passer un examen médical.

En 1933, à Cologne, on a pu dépister 751 personnes présentant des foyers d'infection, et sur ce nombre 90 % ignoraient leur affection.

Cette situation permet d’affirmer la nécessité du dépistage obligatoire des sources de contamination.

an à tva

Le choix d'un médecin est, sous certaines condiüons, laissé libre ; pourtant la ville de Cologne exige pour les professionnelles que chaque quatrième visite soit faite par un médecin sanitaire : toute fille atteinte d'une syphilis franche est hospitalisée d'office ; le traitement ambulant n'étant délivré qu'à celles dont la maladie est à un stade non contagieux.

On a pu constater que le fait seul qu'il existe de telles clauses de la loi, engage incontestablement les malades à suivre les prescriptions médicales bien mieux qu'ils ne le faisaient auparavant.

Les rappels des malades au traitement sont plus fréquents qu'on ne pourrait le croire. Si les exhortations du médecin restent sans effet, le malade est signalé aux autorités sanitaires et le docteur Roschmann, de Berlin, cite les statistiques suivantes reproduites dans le numéro de la Prophylaxie antivénérienne de sep-

tembre 1932 :

Statistiques des malades ayant interrompu leur traitement et ayant été ramenés par les autorités sanitaires à le reprendre :

Ériurieeee 398 636 707

Cologne .... 90 497 956 1.033 Magdebourg. 50 207 392 364 284 Nuremberg 50 397 289 304 253 Wurtemberg . 672 775 1.158 1076

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