ANTOMARCHI
mes empêcherait donc la dissémination de la maladie.
La méthode thérapeutique, méthode idéale de prophylaxie, se heurte maiheureusement à des difficultés de tous ordres et d'ordre psychologique tout d’abord :
La syphilis n’est pas une maladie contagieuse comme une autre. Malgré l’évolution sensible de l'esprit public, la vérole garde son caractère de maladie honteuse, de maladie inavouable. |
La plus grande difficulté consistera donc à dépister les malades ; ceux qui, inconscients du danger, se cachent par pudeur, ceux qui se cachent par intérêt, ceux qui s'ignorent.
Et une fois qu'on les aura trouvés, les simples conseils, les exhortations morales, suffiront-ils à les convaincre tous, non seulement de se soigner, mais d’éviter de contaminer les autres ?
ci encore le mode particulier de la transmission de la maladie — la voie sexuelle restant la plus fréquente — rend la tâche difficile à celui qui devra prêcher la continence, empêcher le malade d’assouvir une passion où même d'exercer un métier lucratif.
Et alors ? Si le médecin n’a pas réussi à persuader le malade, que restera-t-il ? la contrainte ? le traitement obligatoire ? l’hospitalisation forcée ?