‹ Le traitement opératoire du ptosis: par la méthode de ParinaudChapitre 12 sur 19 · CHE Ï · texte numérisé non relu

CHE Ï

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PLANCHE I. — Le tendon du droit sup

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à strabisme par son bord

à Pzanoue III. — Le fil passe sous le droit supérieur en comprenant de LA chaque côté une petite portion de conjonctive.

PLANCHE IV. — Les fils, après avoir traversé le cartilage près du bord réséqué, vont rosontir par la peau à 4 millimètres du bord libre.

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sont noués en lacet, de manière à pouvoir être desserrés et resserrés à volonté. — Enfin on fixe à la peau du front les anses et les extrémités du fil avec du collodion.

Un léger pansement est suffisant, ou même un bandeau flottant.

Les fils sont desserrés le quatrième jour et laissés libres pour juger de l’effet produit.

On peut les resserrer le lendemain si l'effet est insuffisant, et les enlever complètement du sixième au huitième jour.

Primitivement Parmwaup faisait sortir les fils au niveau du bord libre des paupières, au lieu de laisser entre ce bord ot les fils un intervalle de 4 millimètres environ. Après avoir traversé le cartilage, l'aiguille venait traverser la peau près des cils, de façon à y développer des brides cicatricielles.

Or, ParinauD avait reconnu dans la suite que ces brides cicatricielles ne sont pas indispensables, les adhérences entre le muscle et le cartilage s’établissant très facilement et pouvant encore être favorisées par l’avivement du cartilage.

Comme l’anse de fil passe sous le muscle à une certaine distance de son insertion, variable suivant que le globe oculaire est plus ou moins abaissé pendant l’opération, il en résulte que, si l’on serre fortement,la paupière découvre non seulement la pupille, mais toute la cornée.

Et cet excès d’effet obtenu fait que le chirurgien craint d’avoir dépassé la mesure, quand, deux jours après l’opération, il en fait la constatation. ParivauD a eu les premières fois les mêmes crainteset, dans un cas, il a relâché les fils dès le deuxième jour. Or, les adhérences existaient déjà suffisamment pour produire le relèvement de la paupière, mais à l’état statique le relèvement était insuffisant. — Avec une certaine expérience de l’opération, ïl n’y aura pas lieu de se préoccuper de cet effet immédiat trop considérable. Et Parinaun conseillait, au lieu de corriger cet excès, d’a-

bandonner les choses en état, tout s’arrangeant parfaitement.

Au cas où, les fils enlevés, le relèvement de la paupière serait, pourtant, trop considérable, le moyen suivant permet de le réduire assez facilement : on introduit dans le cul-desac conjonctival la branche pleine de la pince à chalazion de Desmarres. Avec une pince ordinaire,on abaisse le bord de la paupière fixée quelques minutes entre les deux branches de la pince à chalazion.

Cette manœuvre sera d'autant plus rarement utile que, généralement, se produit le fait suivant, observé tout particulièrement sur un des opérés de Pariaun. Après l’ablation des fils, il existait un relèvement excessif de la paupière accompagné d’abaissement du globe; lorsqu'on disait à la malade de fermer les yeux, la paupière s'abaissait d'abord, puis subissait un mouvement d’élévation en raison de la tendance naturelle du globe à se porter en haut dans l’occlusion volontaire des yeux.

Enfin PariNaup a fait remarquer que le malade faisait parfaitement sa propre correction lui-même. Dans les jours qui suivent l’ablation des fils, il recommande de le faire regarder souvent en haut. De celte façon, les adhérences peu solides se relâchent entre la paupière et le muscle, « il se fait une adaptation fonctionnelle entre le globe de l’œil et la paupière ».

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