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commander un procédé qui est une combinaison de ceux de Panas et d’ANGELUGcr.
Il nous reste, avant d’exposer en détail l'opération de PariNauD, à rappeler celle du docteur Morais, d'Angers, basée comme la première sur l’emploi du muscle droit supérieur : les différences de technique et de résultats seront plus faciles ensuite à faire ressortir. Voici ce procédé, résumé de la descriplion faite par son auteur, au Congrès de 1897 (1).
La paupière supérieure renversée et maintenue par un crochet, on met à nu le droit supérieur et on incise la conjonctive jusqu’au sommet du tarse.
On isole, sur le milieu de ce cartilage et à deux millimètres de son insertion, une languette de trois millimètres de large. Cette languette étant maintenue par une pince à arrêt, on la transperce avec une anse de fil à deux aiguilles, de la face superficielle à la face profonde,
On fait une boutonnière au devant du tarse et on débride la surface cutanée du cartilage sur une étendue d’un demicentimètre environ. On passe les aiguilles dans cette boutonnière, puis dans le sillon de la face supérieure du tarse et on attire dans l’entonnoir la languette du droit supérieur. Les aiguilles étant distantes de deux millimètres environ, on noue les fils sur la conjonctive tarsale ou sur un petit bourrelet d’ouate sur la face cutanée.
Nous avons, dans ce chapitre, exposé les diverses méthodes appliquées à la cure du ptosis de façon à permettre au chirurgien de les comparer entre elles, et surtout de les comparer à celle du docteur PariNaup, que nous allons maintenant décrire, après avoir résumé brièvement les principales critiques qu’on a opposées aux opérations précédentes.
(1) Morais. Bull. et Mém. de la Soc. frang. d'Ophlalmologie. 1897.