‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 25 sur 96 · Ménard, idem., p · texte numérisé non relu

Ménard, idem., p

créer seulement des lordoses localisées à un segment rachidien audessous ou au-dessus du segment malade, mais on doit viser à

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Vs Frc. 20 I. — Si une tige ab dont la partie centrale est peu flexible et les extrémités très flexibles est posée sur deux supports par ses extrémités, celles-ci fléchissent seules. II. — Pour arriver à fléchir la partie centrale, il faudrait fléchir très fortement

les extrémités : il est donc préférable d’agir seulement sur le segment médian après avoir encastré les extrémités : ce qui donne une déformation plus acceptable.

faire une /ordosisation générale du rachis. Gette lordosisation, on le conçoit facilement, ne favorise pas la station verticale. Il est en H. Lelièvre 4

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effet très difficile de se tenir debout avec une colonne vertébrale hyperétendue (position du clown qui fait la roue en arrière).

Cette lordosisation générale, qui a pour but de supprimer la compression ulcéreuse des corps vertébraux lésés et de comprimer les arcs postérieurs correspondants, présente dans la pratique certaines difficultés de réalisation. Si la colonne vertébrale était également extensible sur toute sa longueur, il n’y aurait qu'à tendre à rapprocher l’une de l'autre ses deux extrémités pour l’hyperétendre en chacun de ses points. Mais il n’en est rien, et nous avons vu qu'elle est constituée au contraire par un segment dorsal inextensible au delà de la ligne droite, placé entre deux segments (cervical et lombaire) très extensibles. On comprend que si l'on voulait dans ces conditions hyperétendre la région dorsale, en reclinant en arrière les deux extrémités de la colonne vertébrale, on ne pourrait le faire qu'après avoir épuisé (Calvé) complètement toute l'extension possible de la colonne cervicale et de la colonne lombaire, ce qui est peu pratique, le malade ne pourrait supporter longtemps cette position (voir Physiologie du rachis). On doit donc pratiquement considérer isolément chacune des trois régions du rachis: région lombaire, dorsale, cervicale.

Il est facile de lordoser isolément la colonne cervicale et la colonne lombaire, puisqu'elles se terminent d’une part à la colonne dorsale inextensible, et d'autre part à la tête ou au bassin, points d'appui excellents pour la reclination en arrière des extrémités de ces colonnes.

La lordosisation ou hyperextension de la co/onne dorsale exige des manœuvres plus difficiles; cette colonne se continuant à chaque extrémité par un segment de rachis — lombaire ou cervical — très extensible.

Or, puisqu'on ne peut pratiquement épuiser cette extensibilité pour étendre la colonne dorsale, il faut la supprimer.

Imaginons une poutre d’acier dont les extrémités plus flexibles que la partie médiane reposent chacune sur un support élevé ; que l’on vienne à placer une certaine charge au milieu de cette poutre, et l’on verra ses extrémités fléchir sans que sa partie médiane s’incurve (fig. 20, I).

Fixons les deux extrémités de cette poutre en les encastrant par exemple dans un mur, et nous pourrons alors, en agissant sur la

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