‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 26 sur 96 · SANT ME · texte numérisé non relu

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partie médiane par une charge suffisante, lui donner une certaine courbure, sans déformation générale exagérée de la poutre (fig. 20, ID.

Les choses se passent de la même façon dans la colonne verté-

Fi. 21 — Mal de Pott dorsal avec grosse gibbosité, inflexionexcessive et grandes lordoses statiques.

L’angle rentrant est réduit à 45 degrés environ.

Les corps vertébraux lombaires, qui semblent allongés verticalement, sont rétrécis d'avant en arrière. Cette déformation est très sensible pour Ja première vertèbre lombaire, qui est réellement atrophiée d’avant en arrière, sans doute par suite de la compression exercée par les parties molles.

brale. Pour agir sur la colonne dorsale en cherchant à l’hyperétendre, il faut auparavant fixer en rectitude la colonne lombaire et la colonne cervicale si l’on veut agir sur la colonne dorsale supérieure ou moyenne. Les deux extrémités de la colonne dorsale

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étant fixées, il reste à propulser en avant sa partie médiane pour produire son hyperextension.

En résumé, la lordose thérapeutique a pour but d'hyperétendre tout le segment rachidien auquel appartient le foyer pathologique sans cependant faire perdre contact aux segments en présence.

La lordosisation générale étant en pratique difficile, on se contente de lordoser l'ensemble du segment rachidien (cervical, dorsal, lombaire), auquel appartient les vertèbres lésées. Cette hyperextension a pour effet, quand elle ne supprime pas toute cyphose ou gibbosité en supprimant l'ulcération compressive et tassant les arcs postérieurs, de créer èëmmédiatement au-dessus et au-dessous des lordoses aussi courtes que possible qui limitent cette cyphose et la masquent. L'effet de ces lordoses est considérable, à cause de la grande malléabilité de la colonne vertébrale de l'enfant.

L'étude anatomique de toute lordose permanente ancienne (spontanée ou thérapeutique) montre en effet des modifications très importantes dans ses éléments rachidiens consécutifs.

Comme on peut le voir dans la figure 21, les courbures lordosiques, par suite de l’hypérextension du segment vertébral, produisent, d’une part, la distension de la colonne antérieure somatique avec allongement des corps vertébraux (surtout en avant) et distension des disques qui prennent la forme d’un coin à base antérieure, et d'autre part rapprochement et tassement des ares postérieurs. Le rachis est fixé dans sa forme nouvelle par la rétraction des muscles et des ligaments. C’est dire toute l'importance

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qu'il y a à créer de bonnes lordoses et à empêcher les mauvaises !

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