‹ Le traitement orthopédique du mal de PottChapitre 33 sur 96 · UND OR ER DURE · texte numérisé non relu

UND OR ER DURE

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Fié. 32 (Ménard). — Thorax globuleux dans le mal de Pott dorsal moyen, avec grosse gibbosité (Musée Dupuytren).

résistante, parce que possédant peu de tissu compact; d’où il résulte une destruction somatique très étendue. Le traitement ortho-

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pédique, nous le verrons, peut empêcher celte luxation et même la corriger à son début.

3° Gibbosités volumineuses. — On comprend, par ce qui précède, que les gibbosités soient importantes dans le mal de Pott dorsal, pour lequel un traitement rationnel n’a pas été établi.

En général, dans la gibbosité dorsale assez prononcée, les apophyses épineuses s’écartent en éventail, mais on constate presque toujours dans la gibbosité ancienne l'incurvation des apophyses épineuses sous l’action des puissants ligaments interépineux. Cette incurvation a pour résultat d'émousser le sommet de la gibbosité qui, au début, est presque toujours franchement angulaire, et ainsi d'arrondir et d’émousser cette gibbosité.

La gibbosité dorsale est excessivement variable, suivant que le mal de Pott a été traité rationnellement ou non ou suivant la localisation du foyer de destruction et le nombre des corps détruits. Nous ne pouvons entrer ici dans la description des diverses formes de gibbosités dorsales.

Rappelons seulement que le mal de Pott dorsal supérieur donne une gibbosité saillante « portée par une base étroite » et s'accompagnant, quandil a débuté chez le jeune enfant et qu'il est grave, d’une déformation caractéristique du thorax qui est aplati et présente unesaillie xyphoïdienne ({horaxde polichinelle)tig.31); que le mal de Pott dorsal moyen ou inférieur donne une gibbosité saillante à grand ou à court rayon, avec, si l’inflexion est très marquée, formation d’un {horax globuleux, dont les diamètres antéro-postérieur et transversal sont augmentés, alors que la hauteur est diminuée (fig. 32).

Le mal de Pott dorso-lombaire donne une gibbosité dont les caractères se rapprochent plus ou moins des gibbosités dorsales ou lombaires, suivant que la destruction a porté davantage sur l’une ou sur l’autre.

4° Lordoses compensatrices spontanées très marquées. — Aux gibbosités dorsales volumineuses correspondent des lordoses statiques très marquées.

La cyphose dorsale supérieure s'accompagne d'une lordose compensatrice cervicale, eb d’une lordose dorso-lombaire très longue.

Les cyphoses dorsales moyenne et inférieure ont surtout pour eflel de créer une ensellure lombaire très prononcée, et nous avons vu tout l'inconvénient de cette lordose qui réalise au maximum le type des mauvaises lordoses.

H. Lelièvre 5

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